Une panne d’électricité inattendue a bouleversé le déroulement d’une audience judiciaire décisive au Sud-Afrique. Le tribunal de Pretoria n’a pu examiner le dossier de Kémi Séba, activiste controversé, ni statuer sur sa demande d’extradition vers le Bénin, faute de pouvoir l’extraire de sa cellule en raison de la coupure.
Un contretemps technique qui perturbe la procédure
L’impossibilité de transférer Kémi Séba depuis la prison où il est détenu a forcé le juge à reporter sine die l’audience prévue. Les infrastructures pénitentiaires sud-africaines, régulièrement affectées par des loadshedding, ont montré leurs limites : les systèmes de sécurité, les portails automatisés et les protocoles biométriques nécessaires à la sortie des détenus n’ont pas pu fonctionner normalement.
Sans accès à une visioconférence sécurisée — une alternative envisagée en cas de défaillance électrique — la comparution en personne devenait indispensable. Résultat : le tribunal n’a pu ouvrir les débats, laissant le dossier en suspens.
Un maintien en détention prolongé et des enjeux juridiques persistants
Ce report technique s’ajoute aux défis juridiques déjà complexes de l’affaire. Kémi Séba reste incarcéré en attendant une nouvelle date d’audience, tandis que les questions centrales du dossier sont toujours en suspens :
- L’examen de la demande d’extradition vers le Bénin, émise par la CRIET ;
- L’analyse de son recours pour asile politique, qui attend lui aussi d’être jugé.
Le tribunal a finalement fixé une nouvelle audience au 23 septembre 2026, laissant planer l’incertitude sur l’issue de cette affaire.