1. Une déclaration d’incompétence, pas une validation
Contrairement à certaines interprétations erronées qui pourraient circuler, la déclaration d’incompétence du Conseil constitutionnel ne constitue en aucun cas un quitus de constitutionnalité. Il est crucial de comprendre que les « Sages » n’ont absolument pas validé la réintégration de Monsieur Ousmane Sonko. Leur démarche s’est limitée à décliner leur compétence pour statuer sur la légalité de cet acte. Comme l’a pertinemment relevé un éminent juriste, la haute instance a préféré s’abriter derrière le « confort de l’incompétence », évitant ainsi de se prononcer sur la question constitutionnelle de fond relative à l’incompatibilité et aux conditions d’exercice du mandat parlementaire.
2. La Cour suprême désignée comme juge administratif
Loin de clore le dossier, la décision du Conseil constitutionnel représente en réalité un acte juridique significatif. Dans ses motifs, l’institution a clairement qualifié la délibération du Bureau de l’Assemblée nationale d’« acte administratif » interne, arguant qu’elle ne s’inscrit pas directement dans le processus électoral. Par cette qualification, le juge constitutionnel a lui-même orienté les parties vers la juridiction compétente pour examiner cette affaire : la Chambre administrative de la Cour suprême.
3. Appel à la persévérance du combat juridique
Le Jëf Jël estime qu’il n’y a pas lieu de s’alarmer tant que la Loi demeure le guide et que le prétoire de nos institutions reste le terrain d’affrontement. Tandis que certains pourraient être tentés par la politique de la chaise vide ou des luttes de nature différente, le parti choisit de s’appuyer sur la force du Droit.
En conséquence, le Jëf Jël lance un appel solennel aux députés requérants à ne pas céder et à introduire, sans tarder, un Recours pour Excès de Pouvoir devant la Cour suprême. Ce sont uniquement les parlementaires qui détiennent à ce stade l’intérêt à agir nécessaire pour mener cette ultime bataille, essentielle pour la dignité de l’Assemblée nationale. Le combat pour la République est perçu comme un marathon juridique et politique.
L’alliance Jëf Jël s’engage à maintenir sa vigilance, à rester mobilisée et à soutenir tous les démocrates qui s’opposent aux tentatives de coups de force institutionnels.