Al Aminou Lo et Ousmane Sonko : l’escalade des tensions politiques

Le Premier ministre Al Aminou Lo s’en prend frontalement à Ousmane Sonko

La récente apparition publique d’Ousmane Sonko à Touba a ravivé les flammes de la discorde politique avec le Premier ministre Al Aminou Lo. Ce dernier a choisi les réseaux sociaux pour répliquer, fustigeant l’instrumentalisation du patriotisme à des fins partisanes, tandis que Sonko réaffirmait son intention de déposer des motions de censure contre l’administration en place.

L’animosité politique entre l’actuel Premier ministre, Al Aminou Lo, et son prédécesseur, Ousmane Sonko, semble atteindre un nouveau seuil. Quelques heures après la conférence de presse animée par le leader de Pastef à Touba, où il a vertement critiqué la gestion gouvernementale et annoncé son soutien à une série de motions de censure devant l’Assemblée nationale, le chef du gouvernement a opté pour une riposte via la plateforme de microblogging X.

Sans nommer directement Ousmane Sonko, Al Aminou Lo a diffusé un message largement perçu comme une réfutation des propos de l’ancien Premier ministre. « Chercher à faire du patriotisme le monopole d’un seul camp revient, précisément, à le trahir. » Cette déclaration fait suite aux allégations d’Ousmane Sonko, prononcées à l’issue de l’inauguration du siège de Pastef à Touba. Devant les sympathisants de son mouvement, l’ancien chef du gouvernement a affirmé avoir été informé de propos qu’Al Aminou Lo aurait tenus lors d’une réunion à huis clos.

« D’après des informations qui m’ont été communiquées, Al Aminou Lo aurait affirmé, au cours d’une réunion confidentielle, que sa priorité était désormais d’améliorer l’environnement des affaires. Ce qui, selon lui, traduirait une volonté de satisfaire les attentes des investisseurs et partenaires économiques occidentaux », a déclaré Ousmane Sonko. Le président de Pastef a jugé que cette orientation s’apparenterait à une forme de « sabotage » de la ligne politique qu’il défend. Il a, dans la foulée, confirmé le dépôt d’une série de motions de censure ciblant le gouvernement dirigé par Al Aminou Lo, dans le but, a-t-il précisé, de contrecarrer son action.

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