Alerte sanitaire : une épidémie de choléra déclarée au Burkina Faso

Le choléra peut se transmettre en buvant mais aussi en ingérant des aliments lavés avec de l’eau contaminée

Le Burkina Faso vient d’officialiser le début d’une épidémie de choléra. Cette annonce fait suite à la détection d’un cas suspect au Centre médical (CM) de Kantchari, localisé dans la province de la Tapoa, au sein de la région de l’Est.

Le patient concerné est un homme de 25 ans identifié au marché de Boudiéri. Selon les informations communiquées par le ministre de la Santé, Robert Lucien Jean-Claude Kargougou, ce dernier présentait des symptômes alarmants, notamment une déshydratation sévère, des vomissements incoercibles et des diarrhées aqueuses profuses.

Une pathologie humaine sous haute surveillance

Les examens de laboratoire ont confirmé la présence du Vibrio cholerae du sérogroupe O1, sérotype Ogawa, validant ainsi le diagnostic et déclenchant les mesures d’urgence liées à l’épidémie. En plus du premier malade, un second cas a été signalé dans la même zone le 5 juillet, bien que son état de santé se soit stabilisé très promptement.

Le choléra est une infection strictement humaine qui se propage par la consommation d’eau ou de nourriture souillée. Le Burkina Faso a déjà connu des épisodes meurtriers par le passé, avec 501 décès recensés en 1971, 241 en 1973 et 66 en 1974. Le pays a également été durement touché par cinq vagues épidémiques majeures en 1991, 1995, 1998, 2001 et 2005.

Face à cette menace, les autorités sanitaires appliquent rigoureusement le protocole de riposte : prise en charge médicale des infectés, suivi des cas contacts, renforcement de la surveillance épidémiologique et opérations de désinfection.

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