Assalé tiémoko antoine interdit de voyage en Côte d’Ivoire : l’adci crie à l’humiliation

Assalé Tiémoko Antoine bloqué à l’aéroport : l’ADCI dénonce une mesure politique humiliante

Le Mouvement politique Aujourd’hui et Demain la Côte d’Ivoire (ADCI) dénonce fermement l’interdiction de sortie du territoire imposée à son président, Assalé Tiémoko Antoine, dimanche 11 mai 2026. Alors qu’il s’apprêtait à embarquer pour une tournée de mobilisation en Amérique du Nord, ce dernier a été retenu à l’aéroport international Félix-Houphouët-Boigny d’Abidjan, sans aucune justification officielle.

Dans un communiqué diffusé ce même jour, l’ADCI qualifie cette mesure d’« humiliation politique » et exige des clarifications urgentes. Le parti rappelle que, depuis le 23 avril 2026, date à laquelle le procureur adjoint M. Abou Sherif avait levé la mesure de garde à vue prise à l’encontre de son président, aucune restriction n’avait été notifiée à Assalé Tiémoko Antoine ou à ses avocats.

Photo officielle d'Assalé Tiémoko Antoine, président de l'ADCI

Une tournée politique en Amérique du Nord suspendue dans des circonstances troubles

Assalé Tiémoko Antoine, président de l’ADCI, devait entamer le 12 mai 2026 une tournée de mobilisation politique en Amérique du Nord, visant à implanter des bases du mouvement au sein de la diaspora ivoirienne. Ce déplacement, annoncé publiquement lors d’un séminaire à Nantes en mars 2026, était planifié jusqu’au 27 mai 2026.

Cependant, alors qu’il avait accompli toutes les formalités de sortie du territoire sans aucune alerte, un officier de police l’a intercepté à 20 minutes de l’embarquement et l’a conduit au bureau du commissaire de l’aéroport. Ce dernier lui a signifié une « instruction du procureur de la République » lui interdisant de voyager, sans fournir la moindre explication écrite ni convocation judiciaire.

Malgré ses multiples tentatives pour joindre le procureur, aucune réponse n’a été obtenue. Assalé Tiémoko Antoine a finalement été contraint de regagner son domicile après le départ de son vol à 21h10.

Les réactions de l’ADCI face à cette situation

Dans son communiqué, l’ADCI s’étonne de cette mesure, soulignant qu’aucune restriction n’avait été notifiée depuis le 23 avril 2026, date à laquelle la garde à vue avait été levée. Le parti rappelle que son président est un républicain attaché au respect des institutions et qu’il n’a jamais eu l’intention de se soustraire à la justice.

L’ADCI exige désormais que toute mesure restrictive soit clairement et formellement notifiée à la personne concernée et à ses avocats, conformément aux principes démocratiques. Le mouvement appelle ses militants au calme et promet de tenir ses membres informés des prochaines étapes de cette affaire.

Le secrétaire exécutif de l’ADCI, Roger Youan, a conclu le communiqué en réaffirmant la détermination du parti à défendre les droits de ses membres et la dignité de ses dirigeants.

Contexte : une situation sans précédent depuis la levée de la garde à vue

Rappelons que le 23 avril 2026, le procureur adjoint M. Abou Sherif avait levé la mesure de garde à vue prise à l’encontre d’Assalé Tiémoko Antoine, lui rendant ainsi sa pleine liberté de mouvement. Le président de l’ADCI avait quitté l’hôpital le 25 avril 2026 après une semaine de repos et avait repris ses activités politiques sans entrave apparente jusqu’à cet incident.

Cette interdiction de sortie du territoire survient dans un contexte politique tendu, alors que l’ADCI multiplie les initiatives pour consolider sa présence au sein de la diaspora ivoirienne en Amérique du Nord.

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