Barrage retour de ligue des champions ol-fenerbahçe sous haute surveillance

Barrage retour de Ligue des champions : l’OL-Fenerbahçe sous étroite surveillance policière

Une ambiance électrique attendue pour la rencontre entre l'OL et Fenerbahçe au Groupama Stadium

Le match retour de barrage de Ligue des champions entre l’Olympique Lyonnais et Fenerbahçe, prévu le 26 août, a été classé en niveau de risque 4 sur 5 par les autorités. Plus de 2 200 supporters turcs sont attendus au Groupama Stadium, où aucune billetterie ne sera ouverte le jour J.

À l’issue d’une réunion tenue en préfecture de Lyon ce jeudi, la Direction nationale de lutte contre le hooliganisme a placé la réception de Fenerbahçe en catégorie risque élevé. Ce classement intervient dans un contexte de tensions récurrentes autour des déplacements de supporters à l’étranger.

Un dispositif sécuritaire renforcé pour le barrage retour

Parmi les 2 220 supporters turcs annoncés, 1 000 viendront directement de Turquie tandis que 1 000 autres proviendront de l’Union européenne. S’ajoutent à ce contingent 200 supporters déjà identifiés comme à risque et 20 places VIP, tous regroupés dans un parcage dédié d’une capacité de 2 816 places. Parmi ces fans, 500 à 700 Turcs sont connus des services de police pour leur comportement agressif en déplacement.

Pour limiter les risques, l’Olympique Lyonnais a mis en place un système de distribution strict des billets. Aucun ticket ne sera disponible à la vente le jour du match, ni même au point de rencontre d’Eurexpo à Chassieu, près du stade. Les supporters turcs devront échanger leurs contremarques, fournies par Fenerbahçe via des canaux dédiés, contre un billet d’accès au Groupama Stadium. Leur rassemblement est programmé à 18 heures le soir du match, avant un acheminement encadré vers l’enceinte sportive par 15 à 20 bus ou navettes.

L’OL durcit sa politique contre la revente de billets

L’OL a d’ores et déjà identifié trois groupes ayant contrevenu à l’interdiction de revente des places. Un courrier sera envoyé à ces individus pour leur notifier la suspension immédiate de leur abonnement, sans possibilité de remboursement. Le club se réserve également le droit de prononcer une ou plusieurs interdictions de stade à leur encontre.

Par ailleurs, une communication renforcée sera menée auprès des abonnés pour rappeler l’interdiction formelle de revendre leurs billets. Plus de 26 000 abonnements ont été écoulés dès l’ouverture de la billetterie ce jeudi, exclusivement réservée aux détenteurs d’abonnements.

Une leçon tirée des incidents de 2017

Les autorités lyonnaises s’appuient sur les violences enregistrées lors du quart de finale de Ligue Europa en 2017 entre l’OL et Besiktas pour justifier ce dispositif exceptionnel. Ce soir-là, des affrontements graves avaient éclaté dans le virage nord du Groupama Stadium, entraînant des mouvements de foule et des dégâts matériels importants.

En prévision d’éventuels débordements, les forces de l’ordre prévoient de mobiliser trois compagnies de CRS supplémentaires en plus des effectifs habituels. Une décision qui s’appuie sur le scénario de 2017, où l’absence de renforts avait été pointée du doigt.

En cas de résultat défavorable lors du match aller prévu le 18 août, le préfet de Lyon pourrait également prononcer des arrêtés interdisant l’accès au centre-ville lyonnais aux supporters turcs ou à toute personne identifiée comme telle. Une mesure visant à prévenir tout affrontement avec les ultras lyonnais.

Avec 50 000 spectateurs attendus pour ce match décisif pour une place en phase de groupes de Ligue des champions, la sécurité restera la priorité absolue pour les organisateurs.

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