Un an au ministère : les victoires remarquables de Me José Mpanda Kabangu
Depuis son entrée en fonction le 8 août 2025 au ministère des Postes, Télécommunications et Nouvelles Technologies de l’Information et de la Communication (PTNTIC), Me José Mpanda Kabangu a marqué son passage par des réalisations concrètes. À l’occasion du premier anniversaire de son mandat au sein du gouvernement Suminwa II, un bilan s’impose : celui d’un ministre déterminé à redonner à la République démocratique du Congo sa place sur la scène internationale des télécommunications.
Rétablir la voix de la RDC dans les instances internationales
Parmi ses premières actions, Me José Mpanda a identifié un défi majeur : la RDC était exclue de l’Union postale universelle (UPU) depuis plus de trois décennies, en raison du non-paiement de ses cotisations. En moins d’un mois, grâce à un plaidoyer énergique auprès du président de la République, les arriérés ont été réglés, permettant à la RDC de récupérer son droit de vote et de parole au sein de cette organisation.
Mais ce n’était que le début. En octobre 2025, une autre victoire historique a été enregistrée : le transfert du siège de l’Union africaine des télécommunications (UAT) de Nairobi à Kinshasa. Après 34 ans d’absence, la capitale congolaise accueillera officiellement cette institution dès janvier 2027, sous la direction du nouveau secrétaire général, le Zambien Kezias Kazuba Mwale. Ce retour s’accompagne d’un siège au Conseil d’administration de l’UAT, une première depuis des décennies.
Ambitionner un siège au Conseil de l’Union internationale des télécommunications
Me José Mpanda ne s’arrête pas là. Il vise désormais un objectif encore plus ambitieux : faire élire la RDC au Conseil d’administration de l’Union internationale des télécommunications (UIT) lors de la prochaine conférence des plénipotentiaires, prévue en novembre 2026 à Doha, au Qatar. Une candidature qui s’inscrit dans la vision du président Félix-Antoine Tshisekedi, celle d’une RDC connectée et hub technologique africain d’ici 2030.
Pourquoi cette ambition ? Parce que si la RDC obtient ce siège, elle pourra peser dans les décisions mondiales concernant les normes des réseaux mobiles et fixes, les satellites, la connectivité rurale et les infrastructures de télécoms. Un levier stratégique pour attirer les investissements, estimés à plus de 1,5 milliard de dollars pour la période 2026-2030, destinés notamment à la fibre optique, aux tours de téléphonie et aux centres de données.
Modernisation de l’administration et amélioration du climat des affaires
Sur le plan national, les changements sont tout aussi significatifs. Me José Mpanda a d’abord doté le Secrétariat général des PTNTIC de nouveaux véhicules, une première depuis des années : dix voitures flambant neuves, dont trois bus pour les agents et des 4×4 pour les cadres. Un geste salué par les employés, certains ayant plus de 40 ans de service.
Il a également révisé la grille barémique des agents, réhabilité leurs locaux et mis en place un nouveau cadre organique pour l’administration. Des promotions ont été accordées selon des critères d’ancienneté et de mérite, instaurant une dynamique de reconnaissance au sein de l’institution.
Pour les opérateurs de téléphonie mobile — Airtel, Vodacom, Orange et Africell — il a mis fin à l’insécurité juridique en convertissant leurs titres, tout en réduisant de moitié, avec effet rétroactif, le moratoire de dix ans qui leur avait été accordé sur la participation des Congolais au capital social. Une mesure qui renforce la transparence et l’équité dans le secteur.
Une feuille de route pour la digitalisation de la RDC
Me José Mpanda s’appuie sur les États généraux des Postes et télécommunications, organisés en avril 2026, pour tracer la voie vers une RDC pleinement digitalisée. Les priorités sont claires :
- Déployer 54 000 km de fibre optique pour relier les 145 territoires et réduire la fracture numérique ;
- Construire au moins 30 000 tours de téléphonie, avec un démarrage pilote de 3 000 tours dans la Cité Sainte Kimbanguiste de Nkamba, au Kongo Central ;
- Acquérir un satellite souverain, avec des négociations en cours avec la firme chinoise China Unicom.
Plusieurs projets sont déjà en marche :
- Un partenariat avec la Banque mondiale et l’Agence française de développement pour poser 10 000 km de fibre optique ;
- Le Fonds de développement du service universel (FDSU), qui finance la construction des tours avec un premier financement de 3 000 antennes dans sa phase pilote ;
- Des conventions signées avec les quatre opérateurs pour la construction de 10 antennes chacun dans les zones rurales et périurbaines.
Ces initiatives s’inscrivent dans une vision globale : faire de la RDC un pôle technologique africain, en ligne avec les objectifs du président Tshisekedi pour l’horizon 2030.
Un satellite souverain pour une souveraineté technologique
Parmi les projets phares, l’acquisition d’un satellite souverain est en négociation avancée avec China Unicom. Ce satellite permettrait à la RDC de maîtriser ses communications, de renforcer sa cybersécurité et de réduire sa dépendance aux opérateurs étrangers. Une étape essentielle pour consolider l’autonomie technologique du pays.
Conclusion : une année de réformes et d’ambitions pour la RDC
En un an seulement, Me José Mpanda Kabangu a transformé le ministère des PTNTIC. Grâce à ses actions, la RDC retrouve sa place dans les instances internationales, son administration est modernisée, et le secteur des télécommunications est relancé. Ses projets ambitieux, comme l’élection au Conseil de l’UIT ou l’acquisition d’un satellite souverain, s’inscrivent dans une vision claire : faire de la RDC un leader technologique en Afrique centrale.
Avec ces réalisations, le ministre prouve que la souveraineté numérique n’est pas un rêve, mais un objectif atteignable d’ici 2030.