Cameroun : appel à une lutte renforcée contre les violences faites aux femmes et aux enfants
Un plaidoyer solennel a été lancé lors de l’ouverture de la deuxième session ordinaire du Sénat.
Un appel urgent pour mettre fin aux violences
Lors de l’ouverture de la deuxième session ordinaire du Sénat camerounais, à Yaoundé, le président de cette institution, Aboubakary Abdoulaye, a lancé un appel pressant en faveur d’une riposte renforcée contre les violences sexuelles et les féminicides. Ces fléaux, selon lui, minent les fondements mêmes de la société et menacent la sécurité des plus vulnérables.
Des violences qui choquent la Nation
Le Lamido de Rey Bouba a rappelé que les abus sexuels sur les enfants et les féminicides sont des crimes inacceptables qui sapent la cohésion sociale. « Ces actes doivent être combattus avec la plus grande fermeté », a-t-il insisté, soulignant que leur prévalence actuelle exige une mobilisation sans précédent des pouvoirs publics.
Cette déclaration intervient dans un contexte où l’opinion publique camerounaise est particulièrement ébranlée par une série d’affaires de violences sexuelles, dont celle d’une enfant de trois ans à Yaoundé. Ce drame a provoqué une vague d’indignation et relancé les débats sur l’efficacité des politiques de protection de l’enfance et de lutte contre les violences basées sur le genre.
Un plaidoyer pour des mesures concrètes
En présence du Premier ministre et de plusieurs membres du gouvernement, Aboubakary Abdoulaye a exhorté les autorités à prendre des mesures immédiates pour renforcer la prévention, la répression et l’accompagnement des victimes. Il a également appelé à une meilleure coordination entre les différents acteurs institutionnels pour éradiquer ces violences.
Cette prise de position s’inscrit dans une dynamique nationale visant à protéger les droits des femmes et des enfants, des groupes souvent ciblés par ces actes odieux. Les autorités camerounaises sont désormais sous pression pour concrétiser cet engagement par des actions tangibles.
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