Succès Masra condamné à 20 ans de prison : la Cour suprême du Tchad scelle son sort
La décision judiciaire est désormais irrévocable. La Cour suprême du Tchad a confirmé la condamnation de Succès Masra à vingt ans de réclusion criminelle, mettant un point final à des mois de procédures judiciaires intenses.
Le 9 août 2025, la peine avait été prononcée contre l’ancien chef du gouvernement et leader du parti Les Transformateurs. Jeudi, les juges suprêmes ont rejeté le pourvoi en cassation introduit par sa défense, sans laisser aucune marge à un nouveau recours national.
Les chefs d’accusation retenus contre Succès Masra
Le tribunal a retenu plusieurs chefs d’accusation contre Succès Masra et plus de soixante-dix autres personnes impliquées dans l’affaire du massacre de Mandakao. Parmi les motifs de condamnation :
- La diffusion de messages à caractère raciste et xénophobe ;
- L’association de malfaiteurs ;
- La complicité de meurtre.
Ces accusations sont liées aux violences qui ont marqué la région de Mandakao, un événement ayant profondément ébranlé la stabilité du pays.
Une défense impuissante face à la justice tchadienne
L’équipe juridique dirigée par l’avocat Kadjilembaye Francis n’a pas réussi à faire fléchir les magistrats de la Cour suprême. Les arguments présentés en faveur de l’ancien Premier ministre n’ont pas suffi à remettre en cause la sévérité de la peine.
Désormais, sauf intervention exceptionnelle, Succès Masra devra purger l’intégralité de sa peine sans possibilité de recours au niveau national. Les observateurs soulignent que cette condamnation marque un tournant dans l’histoire politique récente du Tchad.
Les réactions politiques et les perspectives d’appel
Les responsables du parti Les Transformateurs n’ont pas tardé à réagir. Ils dénoncent une décision qu’ils qualifient de honteuse et d’injuste, estimant que la justice a été instrumentalisée à des fins politiques.
Sur le plan juridique, les recours encore envisageables pour Succès Masra se limitent à des instances sous-régionales ou internationales. Les experts en droit confirment que les portes des tribunaux tchadiens sont désormais closes pour lui.