Bilan sans précédent dans la lutte contre l’exploitation aurifère illicite
Lors d’une séance décisive du Conseil national de sécurité (CNS), le Président Alassane Ouattara a souligné les avancées majeures accomplies depuis 2021 dans la répression de l’orpaillage illégal. Cette réunion, tenue au Palais de la Présidence, a permis de dresser un état des lieux chiffré des actions menées par le Groupement spécial de lutte contre l’orpaillage illégal (GS-LOI), créé cinq ans plus tôt.
Entre 2021 et le premier semestre de 2026, plus de 8 500 sites clandestins ont été éradiqués sur l’ensemble du territoire ivoirien. Les opérations du GS-LOI ont également abouti à l’interpellation de 4 474 individus, dont près des deux tiers sont des ressortissants étrangers. En parallèle, des saisies significatives ont été réalisées : plus de 960 millions de FCFA en liquidités et près de 136 kg d’or ont été confisqués, tandis que des équipements utilisés pour cette exploitation illégale ont été neutralisés.
Néanmoins, malgré ces résultats notables, le CNS a pointé du doigt la persistance, voire l’extension, de ce fléau dans plusieurs régions du pays.
Une menace multidimensionnelle
L’orpaillage illégal représente un danger majeur pour la Côte d’Ivoire, avec des répercussions graves sur l’environnement, la sécurité nationale et l’économie. Les autorités ont rappelé que cette activité illicite épuise les ressources naturelles, perturbe les écosystèmes et fragilise la stabilité sociale.
Pour y remédier, le Chef de l’État a donné des instructions fermes au Premier ministre, Robert Beugré Mambé, afin d’amplifier la lutte contre ce phénomène. Parmi les mesures clés figurent le renforcement du rôle des autorités locales, des chefs traditionnels et des forces de sécurité, via les Comités départementaux de sécurité (CDS) et les Cellules civilo-militaires (CCM).
Renforcer la coopération internationale
Le Président Ouattara a également insisté sur la nécessité d’une collaboration renforcée avec les ambassades des pays d’origine des orpailleurs étrangers. L’objectif est double : sensibiliser les communautés concernées et faciliter le retour des individus impliqués dans ces activités illégales. Une approche globale qui vise à tarir les flux migratoires liés à l’orpaillage clandestin.
Par ailleurs, le CNS a rappelé l’importance d’appliquer strictement les lois en vigueur contre toute personne ou entité impliquée dans cette exploitation frauduleuse. Le Premier ministre a été chargé de présenter prochainement un plan d’action renforcé en Conseil des ministres, incluant une refonte du dispositif national de lutte contre l’orpaillage illégal.
Vers une intensification des moyens
Pour garantir l’efficacité des futures opérations, le Conseil a décidé d’augmenter les capacités opérationnelles du GS-LOI ainsi que celles des unités des Forces de défense et de sécurité qui collaborent avec ce groupement. Une mobilisation accrue des moyens humains et matériels est désormais à l’ordre du jour.
En conclusion, les autorités ivoiriennes affichent une détermination sans faille pour éradiquer ce phénomène. Leur objectif : protéger les ressources naturelles, préserver l’environnement et sécuriser le développement économique du pays.