En cette soirée du dimanche 26 mai 2024, une atmosphère conviviale régnait dans la cour d’un établissement de Zemio, une sous-préfecture du Haut-Mbomou en République Centrafricaine, connue pour ses tensions communautaires. Une cinquantaine de personnes étaient réunies pour célébrer le départ imminent de deux experts. Parmi eux, Joseph Figueira, un chercheur belgo-portugais, était en mission pour l’ONG américaine FHI 360, dans le cadre d’un projet financé par l’USAID visant la prévention des conflits locaux. Accompagné de son collègue ivoirien, il offrait des rafraîchissements aux participants, marquant la fin de 48 heures d’expertise sur le terrain avant leur retour à Bangui. L’ambiance fut brusquement interrompue par l’arrivée de trois hommes du groupe Wagner, appuyés par un gendarme centrafricain agissant comme interprète.
Sans la moindre explication, les individus ont immédiatement interpellé Joseph Figueira. L’humanitaire, spécialiste reconnu des Peuls, n’a pas eu l’opportunité de récupérer ses documents personnels auprès de l’organisation qui l’hébergeait. En un instant, il s’est retrouvé menotté et enfermé à l’aérodrome local.
Pourtant, la situation administrative de l’expert était irréprochable : présent en République Centrafricaine depuis neuf jours, il avait multiplié les rencontres avec des responsables gouvernementaux à Bangui et en région, dans le but de finaliser un projet de prévention des conflits, en partenariat avec diverses entités locales et internationales. Ces éléments n’ont nullement dissuadé les membres de Wagner, une force supplétive active aux côtés des autorités depuis 2018, de l’enlever. Encagoulé, malmené, le nez en sang, Joseph Figueira a été contraint d’embarquer à bord d’un aéronef, le tout en totale violation des procédures légales.
Sans la moindre explication, les individus ont immédiatement interpellé Joseph Figueira. L’humanitaire, spécialiste reconnu des Peuls, n’a pas eu l’opportunité de récupérer ses documents personnels auprès de l’organisation qui l’hébergeait. En un instant, il s’est retrouvé menotté et enfermé à l’aérodrome local.
Pourtant, la situation administrative de l’expert était irréprochable : présent en République Centrafricaine depuis neuf jours, il avait multiplié les rencontres avec des responsables gouvernementaux à Bangui et en région, dans le but de finaliser un projet de prévention des conflits, en partenariat avec diverses entités locales et internationales. Ces éléments n’ont nullement dissuadé les membres de Wagner, une force supplétive active aux côtés des autorités depuis 2018, de l’enlever. Encagoulé, malmené, le nez en sang, Joseph Figueira a été contraint d’embarquer à bord d’un aéronef, le tout en totale violation des procédures légales.