
Espagne-France : les réactions après l’élimination des bleus en demi-finale
Les Français, malgré un parcours impressionnant avec six victoires en six matchs, n’ont pas réussi à franchir l’obstacle espagnol. Face à une équipe d’Espagne au sommet de sa forme collective, les Bleus ont été rapidement dépassés. « On a été en dessous sur le plan technique. C’est de notre faute », a reconnu Didier Deschamps après le match. Mais le sélectionneur n’a pas manqué de souligner les doutes persistants sur l’arbitrage, notamment concernant le niveau de l’officiel désigné pour diriger cette demi-finale.
« Est-ce que l’arbitre a le niveau pour arbitrer une demi-finale ? Je ne vais pas y répondre. Il y a eu pas mal de situations… », a-t-il déclaré, avant d’ajouter : « Si je dis quelque chose, je vais passer pour une pleureuse. Mais je vous pose la question de savoir si l’arbitre a le niveau pour arbitrer une demi-finale. Il y a le penalty mais il n’y a pas que ça, ça vient en plus. »
L’arbitrage, un sujet de débat après la rencontre
Face aux interrogations de Deschamps, Luis de la Fuente a choisi de répondre avec franchise. « Quand le résultat vous échappe, on cherche souvent des excuses… », a-t-il lancé, avant de rappeler que son équipe aussi avait connu des moments tendus avec l’arbitrage, notamment lors du match contre l’Uruguay. « Ça vient de la volonté des arbitres de laisser le jeu se poursuivre », a-t-il expliqué.
Le sélectionneur espagnol a ensuite balayé les accusations de partialité : « Si Deschamps a vraiment dit ça… Les deux équipes ont subi le même arbitrage. Je ne crois pas que l’arbitre ait penché pour une équipe. Il nous a annulé un but, sur hors-jeu. Mais je ne pense pas à l’arbitrage. Il faudrait que tout le monde s’améliore : les arbitres, le VAR, nous-mêmes, tous ceux qui participent à cette fête qu’est le football, qu’on puisse être meilleur chaque jour qui passe. »
Rodri, capitaine de la Roja, a également pris la parole pour défendre la qualité de l’arbitrage. « Ça fait trois matchs qu’on gère ce type de situation. On parle de 10 ou 15 fautes non sifflées. Et si on ne siffle pas, les défenses continuent de faire la même chose. La permissivité est évidente. Aujourd’hui surtout. Mais il a fait un grand match », a-t-il commenté, en référence aux nombreuses occasions manquées par l’équipe adverse pour sanctionner les fautes commises sur Lamine Yamal.
Alors que les Bleus tenteront de sauver leur Mondial avec la « petite » finale samedi soir, les Espagnols, eux, visent un deuxième titre mondial (après 2010) face à l’Argentine ou l’Angleterre. Une chose est sûre : la polémique sur l’arbitrage ne s’éteindra pas de sitôt.