Au premier trimestre 2026, la production d’électricité au Gabon a chuté de manière spectaculaire, avec un recul de 13,2 % par rapport au trimestre précédent et une baisse de 20,1 % en glissement annuel. Ce constat, détaillé dans le dernier rapport de la Direction générale de l’économie et de la politique fiscale (DGEPF), met en évidence une crise structurelle qui impacte directement les ménages et les entreprises.
Les chiffres parlent d’eux-mêmes : la baisse de production d’électricité s’explique principalement par un manque criant d’investissements dans la maintenance des infrastructures. Les avaries se multiplient, paralysant progressivement l’ensemble du parc électrique national. Une situation qui n’est pas sans rappeler les problèmes récurrents de sous-financement chronique des équipements essentiels.
Les conséquences de cette crise ne se limitent pas aux coupures d’électricité. L’interdépendance des réseaux expose désormais les services publics à des risques majeurs. Les délestages répétés perturbent gravement la production d’eau potable, fragilisant des installations déjà fragiles. Les pompes et garnitures mécaniques, soumises à des chocs électriques répétés, subissent des avaries prématurées, aggravant la situation.
Une crise aux répercussions multiples
Cette détérioration du réseau électrique ne se contente pas de plonger le pays dans l’obscurité. Elle menace directement l’accès à l’eau potable pour des milliers de foyers. L’eau et l’électricité, deux piliers indispensables à la vie quotidienne, sont désormais menacés simultanément. La situation devient critique, car la défaillance de l’un aggrave celle de l’autre, créant un cercle vicieux difficile à briser.
Sans une intervention urgente et massive pour moderniser les infrastructures énergétiques, le Gabon risque de s’enliser dans une crise durable. Les pannes généralisées pourraient s’étendre, affectant non seulement la vie des citoyens, mais aussi l’activité économique du pays. Une modernisation rapide et pérenne des installations s’impose pour éviter un effondrement complet des services essentiels.