La RDC face à la barbarie des ADF : plus de 300 vies fauchées cette année

La République démocratique du Congo est le théâtre d’une violence incessante. Depuis le début de l’année, plus de 300 personnes ont perdu la vie sous les coups des rebelles des Forces démocratiques alliées (ADF), une triste réalité confirmée par le Bureau onusien. Ces exécutions macabres ont principalement eu lieu dans les provinces de l’Ituri et du Nord-Kivu, plongeant les communautés locales dans une terreur constante.

Nous avons récemment condamné avec force une attaque particulièrement brutale, survenue dans la nuit du 30 au 31 mai. Le village de Ngadi, situé non loin de Beni au Nord-Kivu, a été la cible de ces assaillants. Le gouvernement congolais a par la suite confirmé un bilan tragique pour cette seule incursion : 15 civils innocents et un soldat ont été lâchement assassinés.

Cette attaque s’inscrit dans une série d’atrocités menées par les ADF dans la région de Beni. En seulement trois jours, ces rebelles ont causé la mort de plus de 40 civils, semant la désolation et la peur parmi les populations déjà éprouvées par des décennies de conflits.

Les ADF ont établi leur bastion dans l’est de la RDC dès le milieu des années 90, et leur présence est synonyme de massacres. Des milliers de civils ont péri au fil des ans, victimes de leur cruauté. En 2019, le groupe a officiellement prêté allégeance à l’organisation terroriste État islamique, qui les désigne désormais comme sa « province d’Afrique centrale » et revendique régulièrement la paternité de certaines de leurs opérations sanglantes.

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