Le Bénin et le Tchad unissent leurs forces pour la gestion de l’eau en Afrique

La diplomatie de l’or bleu s’intensifie en Afrique de l’Ouest à l’approche de sommets continentaux décisifs. Le Palais de la Marina, à Cotonou, a récemment servi de cadre à une rencontre stratégique entre le Bénin et le Tchad, témoignant d’une volonté partagée de placer la sécurité hydrique au sommet de l’agenda politique.

Une concertation diplomatique de haut niveau à Cotonou

Le ministre d’État tchadien, Tahir Hamid Nguilin, a été reçu lors d’une audience officielle par Romuald Wadagni. En sa qualité d’envoyé spécial du président de la République du Tchad, le maréchal Mahamat Idriss Déby Itno, l’émissaire a transmis un message soulignant les ambitions communes pour le développement du continent.

Cette visite s’inscrit dans le cadre d’une tournée de sensibilisation menée par les autorités de N’Djamena auprès des leaders de la sous-région. L’enjeu est de taille : instaurer une coalition solide pour répondre aux crises liées à l’eau, lesquelles impactent directement la stabilité et la prospérité économique en Afrique.

N’Djamena, épicentre des enjeux hydrauliques africains

Le cœur des échanges a porté sur l’organisation imminente du Forum africain de l’eau. Cet événement d’envergure, piloté conjointement par le gouvernement tchadien et la Banque mondiale, bénéficie également du soutien de plusieurs institutions financières internationales. Il ambitionne de réunir experts, décideurs et bailleurs de fonds autour d’une table ronde décisionnelle.

Ce forum vise à apporter des réponses concrètes à plusieurs problématiques majeures :

  • Garantir un accès universel à l’eau potable et aux services d’assainissement.
  • Assurer la sauvegarde des écosystèmes vulnérables face au dérèglement climatique, à l’image du bassin du lac Tchad.
  • Structurer le financement de grands projets d’infrastructures hydrauliques sur le sol africain.

Une alliance pour une souveraineté hydrique

Pour le Bénin, qui multiplie les réformes pour moderniser ses services publics et la gestion de ses fleuves, l’initiative tchadienne représente un levier opportun. Les discussions de Cotonou mettent en lumière la nécessité pour les États africains de piloter eux-mêmes les stratégies de financement, en collaboration avec les partenaires internationaux, plutôt que de simplement s’y adapter.

La réussite du sommet de N’Djamena repose sur cette dynamique de mobilisation collective. En s’appuyant sur le Bénin, partenaire influent dans la région, le Tchad renforce la position de l’Afrique dans les négociations climatiques et environnementales mondiales.

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