En 2025, le Gabon confirme sa résilience économique en enregistrant un excédent commercial de 6,90 milliards USD. Ce résultat, dévoilé dans le rapport African Trade Report 2026, intervient dans un contexte mondial difficile marqué par un repli des échanges, une baisse des cours pétroliers et des perturbations sur les routes maritimes. Il traduit la solidité structurelle de la position extérieure du pays.
Cet excédent repose sur un solde net favorable entre des exportations de 10,73 milliards USD et des importations de 3,83 milliards USD. Avec un ratio exportations/importations supérieur à 2,8 pour 1, le Gabon se distingue au sein de la zone CEMAC, où plusieurs économies voient leur balance commerciale se dégrader sous l’effet de la hausse des coûts de fret et des intrants.
Le contexte international n’était pourtant pas porteur : le commerce mondial des marchandises n’a progressé que de 4,6 % en 2025, après une contraction en 2023, et les prévisions pour 2026 annoncent un net ralentissement à 1,4 %. Dans ce cadre, maintenir un excédent aussi élevé constitue un signal fort pour les investisseurs et les partenaires institutionnels du Gabon.
Cet excédent offre également une base pour reconstituer des réserves de change, qui s’élèvent à 1 milliard USD, soit 2,1 mois de couverture des importations. Ce niveau, inférieur au seuil de trois mois recommandé par le FMI, reste le principal point de vigilance pour les autorités. La transformation de cet excédent structurel en réserves consolidées représente l’un des défis macroéconomiques les plus immédiats pour Libreville.