Le général Goïta étend la définition du terrorisme aux sphères médiatique et internationale au Mali

Le 27 mai 2026, à l’issue de la prière de l’Aïd el-Kébir célébrée au palais présidentiel de Bamako, le général d’armée Assimi Goïta, président de la Transition malienne, a prononcé un discours politique majeur depuis Koulouba. Devant une assemblée comprenant le Premier ministre, le président du Conseil national de Transition, des membres du gouvernement et des diplomates accrédités au Mali, il a publiquement élargi la notion de terrorisme, l’étendant aux domaines médiatique, économique, politique, étatique et international.

Une prière organisée en dehors du cadre habituel

Pour des raisons de Mali sécurité liées à la situation actuelle à Bamako, la prière solennelle de l’Aïd n’a pas eu lieu cette année à la grande mosquée de Bagadadji, son site traditionnel pour les cérémonies officielles. La salle des banquets de Koulouba a été spécialement aménagée pour accueillir la prière. L’imam Mahmoud Touré, rattaché à la mosquée du palais présidentiel, a dirigé la cérémonie, formulant des vœux pour la paix et la stabilité du Mali.

Un discours abordant de multiples dimensions

Après la prière, le général Goïta a fait une déclaration à la presse, décrivant le Mali comme la cible de ce qu’il a qualifié de « terrorismes multiformes ». Il a insisté sur le fait que les pressions exercées sur la nation ne se limitaient plus au champ militaire, mais s’étendaient désormais aux récits propagés par les médias, aux leviers économiques et aux ingérences politiques extérieures. « Tous les acharnements à travers des récits manipulés ne sauraient ébranler la volonté inébranlable du peuple malien pour la paix et la souveraineté du Mali », a-t-il affirmé avec détermination, soulignant l’importance de la politique malienne actuelle.

Le chef de l’État a lancé un appel vibrant aux Maliens, les exhortant à soutenir les Forces armées maliennes (FAMA) et leurs partenaires. Il a également annoncé la poursuite des opérations militaires jusqu’à la « pacification complète du pays ». Il a réaffirmé l’irréversibilité du projet de refondation nationale, désigné sous le nom de Mali Kura.

Un mois après une offensive majeure

Ce discours intervient environ un mois après l’offensive conjointe lancée par le Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans (GSIM) et le Front de libération de l’Azawad (FLA) contre plusieurs positions maliennes. Cette attaque avait tragiquement coûté la vie au ministre de la Défense, Sadio Camara, le 25 avril 2026. Depuis cet événement, les autorités de la transition Mali ont multiplié les appels à la cohésion nationale. Les opérations aériennes et terrestres menées par les FAMA et le Corps africain se poursuivent activement dans les régions de Ségou, Kidal et Ménaka, afin de garantir la Mali sécurité.

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