À Genève, une rencontre internationale majeure, axée sur les avancées post-Pékin en matière d’égalité de genre et de promotion des droits des femmes et des filles, a servi de tribune privilégiée au Maroc. Le royaume y a présenté son expertise et ses propositions concrètes pour une meilleure gouvernance des droits humains sur la scène internationale.
El Habib Belkouch, un haut responsable marocain, a insisté sur la valeur stratégique de l’engagement dans les travaux du Conseil des droits de l’Homme, décrivant ces forums comme des vecteurs cruciaux pour appréhender les dynamiques nationales et globales. Il a mis en lumière l’apport distinctif du Maroc, notamment par l’organisation à Rabat d’un colloque international commémorant les vingt ans de l’Examen Périodique Universel (EPU), une initiative saluée comme une première mondiale.
Cette assise, d’après ses dires, a généré des préconisations tangibles, destinées à optimiser l’efficience de l’un des dispositifs de redevabilité les plus efficaces du système des Nations Unies. «Ce n’est pas un événement ponctuel, mais une composante d’une stratégie globale visant à consolider et à moderniser les instruments internationaux de protection des droits humains», a-t-il précisé.
Dans cette optique de progrès, le représentant marocain a mentionné la planification d’une future conférence internationale. Celle-ci aura pour mission d’évaluer les divers piliers du système onusien, qu’il s’agisse des procédures spéciales — incluant rapporteurs et groupes de travail — ou des organes conventionnels. L’ambition est d’instaurer une cohérence institutionnelle accrue, particulièrement pertinente face à la prolifération des mécanismes et aux chevauchements thématiques, notamment concernant les droits de l’enfant.
El Habib Belkouch a, par ailleurs, souligné le caractère singulier de la conjoncture mondiale actuelle, qu’il décrit comme une «période de crise». Il y voit, contre toute attente, un moment propice pour engager des réformes d’envergure. «Pour surmonter cette crise, il est impératif de définir des horizons optimistes, de pérenniser les avancées et de consolider la primauté des droits humains face aux contestations rencontrées dans de multiples régions du globe», a-t-il déclaré avec conviction.
De surcroît, il a mis en avant l’exemplarité de l’approche marocaine concernant les dispositifs nationaux de suivi et d’application des préconisations internationales. Cette méthodologie, perçue comme un modèle en pleine expansion à l’échelle planétaire, suscite un engouement notable. «Des nations telles que la Corée, les Pays-Bas et les Émirats arabes unis ont exprimé leur vif intérêt pour l’expérience du Maroc et ont initié des dialogues en vue de s’en inspirer», a-t-il révélé.
Selon le délégué interministériel, ces outils nationaux incarnent l’avenir de l’action en faveur des droits humains, car ils facilitent la transition cruciale entre l’énoncé des recommandations et leur concrétisation sur le terrain. «La véritable réalisation des droits de l’Homme se joue à ce niveau fondamental», a-t-il affirmé en conclusion.
Il a en outre rappelé que cette problématique figurait parmi les thèmes centraux abordés lors du forum de Glion l’année précédente, événement auquel le Maroc avait activement participé. Cette implication confirme la détermination du royaume à contribuer aux discussions structurantes sur l’évolution du système international des droits de l’Homme, tout en valorisant ses progrès internes et en défendant une gouvernance plus efficace et harmonisée.