Le nouveau parti politique de Bassirou Diomaye Faye redessine le paysage politique sénégalais

le nouveau parti politique de Bassirou Diomaye Faye redessine le paysage politique sénégalais

La création du nouveau parti « les Patriotes républicains » par le président Bassirou Diomaye Faye marque une étape décisive dans l’évolution politique du Sénégal. Ce lancement survient après une séparation politique nette entre le chef de l’État et son ancien Premier ministre, Ousmane Sonko, figure majeure du parti Pastef, autrefois alliés de longue date.

Par Maroc Hebdo
Publié le 26 Juillet 2026 à 16:08. | 2 min de lecture

Le Président sénégalais, Bassirou Diomaye Faye.

Le Président sénégalais, Bassirou Diomaye Faye.

Le président Bassirou Diomaye Faye a officiellement lancé samedi 25 juillet 2026 à Dakar son nouveau parti politique, « les Patriotes républicains ». Cette initiative s’inscrit dans une dynamique de recomposition du paysage politique sénégalais, marquée par des tensions croissantes avec son ancien Premier ministre, Ousmane Sonko, qui occupait jusqu’alors une place centrale au sein du Pastef.

Lors de la cérémonie de lancement, le chef de l’État a souligné que cette formation politique se veut un espace d’union autour des valeurs de patriotisme, de proximité et de dévouement au progrès du Sénégal. La création de ce parti intervient après le départ de M. Faye de la direction du Pastef, parti majoritaire à l’Assemblée nationale, afin de respecter son engagement de séparer clairement la fonction présidentielle de la gestion d’un parti.

Cette nouvelle structure politique est le fruit d’un processus de restructuration entamé en novembre 2025, visant à fédérer les différentes composantes de la majorité présidentielle au sein d’une même formation. Selon les déclarations d’Aminata Touré, superviseure générale de la coalition Diomaye Président, pas moins de 437 partis et mouvements ont fusionné pour donner naissance à « les Patriotes républicains ».

L’annonce de ce nouveau parti survient dans un contexte politique particulièrement tendu. Elle fait suite à la décision rendue début juillet par le Conseil constitutionnel, qui a jugé « inconstitutionnelle » la procédure ayant permis l’adoption de la loi de révision constitutionnelle par l’Assemblée nationale. Ce jugement s’inscrit dans le cadre d’un recours déposé par le président de la République, renforçant ainsi les tensions au sein du paysage politique sénégalais.

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