La crise de la gestion des eaux du Congo
La question de la gestion des eaux du Congo est un sujet sensible dans le bassin du lac Tchad, où plusieurs pays sont concernés. Le président congolais Félix Tshisekedi a proposé une nouvelle alliance pour relever les défis de la gestion des ressources hydriques sur le continent.
Un appel à l’union
Le 16 avril 2014, la RDC a créé une cellule d’éveil et de veille sur la gestion des eaux de la RDC à l’Assemblée nationale. Cette cellule est composée d’une dizaine de députés, dont Eve Bazaïba, qui a été ministre de l’Environnement avec rang de vice-présidente du parlement.
Le président congolais Félix Tshisekedi a lancé un appel à une coalition entre les États pour élever l’eau au rang de priorité politique de premier ordre. Il a présenté les ambitions de son pays, notamment le taux d’accès à l’eau potable à 60 %, celui de l’accès aux services d’assainissement et d’hygiène à 50 % et la garantie d’un accès adéquat aux infrastructures d’eau, d’hygiène et d’assainissement dans 80 % des écoles et des établissements de santé.
Une opportunité pour l’Afrique
Le forum de N’Djamena est un moment clé pour l’Afrique, qui reprend en main la maîtrise de son destin hydrique en vue d’une «prospérité partagée». Les intentions du Tchad sont claires et dépourvues de tournures diplomatiques.
Le boycott de la Commission
Seuls étaient présents à côte de Mahamat Idriss et Tshisekedi, Brice Clotaire Oligui Nguema du Gabon, Mohamed Ould Cheikh El Ghazouani de Mauritanie et un représentant du Bénin. Que cache le boycott de la Commission du bassin du lac Tchad?
Une question de pouvoir
En 2019, l’ancien ministre des Affaires étrangères, Patrick Mayombe, a alerté le gouvernement que certains milieux d’intérêts qui tiennent mordicus au transfèrement des eaux de l’Ubangi vers le lac Tchad, ont décidé de se passer des autorités congolaises.
Un concept nouveau
Homme politique, altermondialiste et sociologue suisse, le professeur Jean Ziegler était rapporteur spécial auprès de l’ONU sur la question du droit à l’alimentation dans le monde au temps fort de la deuxième guerre d’agression de la RDC.
Le peuple non rentable
Selon les explications de Ziegler, un peuple qui n’arrive pas à s’adapter à la nouvelle dynamique mondiale se verrait ainsi déposséder de toutes les ressources dont le nouvel ordre mondial a besoin pour l’épanouissement de la Terre.