Nous connaissons désormais le premier finaliste de cette édition 2026 de la Coupe du Monde. L’Espagne a brillamment décroché sa place en finale après une victoire convaincante de 2 à 0 face à l’équipe de France, lors de la demi-finale disputée ce mardi soir à Dallas. La Roja a su imposer son jeu, étouffant des Bleus qui n’ont jamais vraiment réussi à se montrer menaçants. Revivez les moments clés et les réalisations de cette rencontre.
L’aventure s’arrête brutalement pour l’équipe de France. Les Bleus ont été éliminés de la Coupe du Monde 2026 en demi-finale, s’inclinant face à une Espagne supérieure. Ce match, que beaucoup considéraient comme une finale avant l’heure, a finalement tourné à la démonstration pour la Roja, qui a maîtrisé son sujet face à des Français manquant cruellement d’impact offensif.
Une première période cauchemardesque pour les bleus
Le début de match s’est transformé en un véritable calvaire pour la sélection française. Face à l’intensité physique et la détermination espagnole, la tension palpable a joué en faveur de la Roja. Les duels ont été rudes, et la pression s’est accentuée, comme en témoigne la faute d’Adrien Rabiot sur Dani Olmo dès les premières minutes.
Le coup de massue est survenu à la 20e minute. Lucas Digne, pris de court, a maladroitement fauché Lamine Yamal dans la surface de réparation. Bien que le contact ait semblé léger, l’arbitre n’a pas hésité. Mikel Oyarzabal, impeccable dans l’exercice, a transformé le penalty, ouvrant ainsi le score pour l’Espagne.
La malchance a continué de s’acharner sur les Bleus à la demi-heure de jeu, lorsque William Saliba a été contraint de quitter le terrain sur blessure, remplacé par Maxence Lacroix.
La leçon tactique espagnole se confirme en seconde période
À la mi-temps, Didier Deschamps, percevant sans doute la nervosité d’Adrien Rabiot et le risque d’un second carton jaune, a opéré un changement stratégique au milieu de terrain en faisant entrer Manu Koné. Le joueur, impressionnant lors de la confrontation précédente contre le Maroc, n’a malheureusement pas réussi à endiguer la puissance offensive espagnole.
À la 58e minute, l’Espagne a offert une véritable masterclass de construction collective pour inscrire le deuxième but. Pedro Porro, à la conclusion d’un magnifique une-deux avec Dani Olmo — qui a su lui redonner le ballon malgré une faute subie à l’entrée de la surface — a scellé le score à 2-0. Une action symbolique de l’efficacité et de la cohésion de la Roja dans ce tournoi.
Les Bleus semblaient submergés, et le score aurait pu s’aggraver quelques instants plus tard. Un but de Lamine Yamal, auteur d’une percée solitaire depuis son flanc droit avant de repiquer dans l’axe pour tromper Mike Maignan, a été finalement annulé à la 61e minute.
Les tentatives infructueuses de deschamps
Didier Deschamps a multiplié les efforts, mais ses ajustements n’ont pas suffi à inverser la tendance. Les entrées en jeu de Désiré Doué avant l’heure de jeu, puis de Théo Hernandez et Rayan Cherki, n’ont pas réussi à déstabiliser le bloc espagnol, parfaitement organisé. D’autant plus que Luis de la Fuente, le sélectionneur espagnol, disposait lui aussi de solides atouts sur son banc, n’hésitant pas à faire entrer des joueurs comme Ferran Torres, Pedri, Mikel Merino ou encore Nico Williams.
Les Français ont bien tenté d’intensifier leur jeu dans les dix dernières minutes du temps réglementaire, mais sans parvenir à concrétiser leurs actions, ni même à cadrer leurs frappes. Même une sortie audacieuse d’Unai Simon en dehors de sa surface n’a pas été exploitée par un Désiré Doué qui a manqué d’audace pour tenter le lob.
C’est donc l’Espagne qui se qualifie pour sa première finale de Coupe du Monde depuis son sacre historique en 2010. La Roja affrontera le vainqueur de l’autre demi-finale, opposant l’Argentine à l’Angleterre, qui se jouera mercredi soir.