Le Sénégal investit 57,5 milliards de fCfa pour une transformation majeure de ses marchés

Modernisation : Ousmane Sonko annonce 57,5 milliards de fCfa pour restructurer 528 marchés

Le Premier ministre Ousmane Sonko a dévoilé une feuille de route ambitieuse visant à transformer en profondeur les infrastructures commerciales du Sénégal. Face à la dégradation avancée de nombreux équipements, dont la plupart remontent aux années 1970, et suite à un constat alarmant de 53 incendies de marchés recensés entre 2013 et 2024, le gouvernement s’engage résolument à travers le Programme de Modernisation et de Gestion des Marchés (PROMOGEM).

Intégré au Plan stratégique 2025-2029, ce programme d’envergure prévoit la rénovation de 528 marchés existants et la construction de 67 nouveaux complexes modernes. Un investissement public significatif de 57,5 milliards de francs CFA est alloué sur une période de quatre ans pour concrétiser cette vision de modernisation des marchés au Sénégal.

Priorités stratégiques : agriculture, inondations et souveraineté numérique

Parallèlement à la modernisation des infrastructures commerciales, le Premier ministre a également abordé d’autres dossiers cruciaux. Concernant la campagne agricole 2026-2027, des mesures correctives sont impératives pour remédier aux lacunes en matière de ciblage des bénéficiaires, au déficit d’autonomie semencière et aux défis liés au stockage. En attendant une révision des mécanismes de subvention, la priorité immédiate est donnée à l’accélération de la digitalisation dans les zones pilotes de Tivaouane et Nioro.

La gestion des risques d’inondation constitue une autre préoccupation majeure. Un ordre d’application sans délai a été émis pour la validation des plans communaux d’urgence et l’organisation d’un exercice de simulation interministérielle, impérativement avant le 15 juin 2026.

Enfin, le dossier du Sénégal Connect Park, un projet stratégique achevé à 95% mais actuellement paralysé par des litiges contractuels, a également été évoqué. Le gouvernement exige la transmission urgente d’un nouveau calendrier de clôture à la Banque africaine de développement (BAD) pour débloquer cette initiative essentielle à la souveraineté numérique du pays.

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