La salle Jean-Félix Lassy a récemment accueilli une étape décisive pour la gestion municipale de la capitale gabonaise. Sous la supervision de la gouverneure de la province de l’Estuaire, Marie-Françoise Dikoumba, les conseillers municipaux se sont rassemblés pour une session ordinaire consacrée à l’examen minutieux et à la validation des comptes de l’exercice 2025.
Un climat institutionnel stabilisé à l’Hôtel de Ville
Cette réunion intervient après une période de turbulences politiques majeures au sein de la commune. En avril dernier, le rejet massif du projet de budget 2026 avait provoqué une crise de gouvernance, entraînant le départ de l’équipe dirigée par Pierre Matthieu Obame Etoughe. Désormais, sous l’impulsion d’un nouvel exécutif mené par Eugène Mba, l’institution semble retrouver une dynamique de travail plus sereine, respectant scrupuleusement les cadres fixés par la loi sur la décentralisation.
Lors de l’ouverture des débats, le maire de Libreville a rappelé l’importance stratégique du compte administratif. Ce document, véritable boussole financière, permet de confronter les prévisions budgétaires initiales aux recettes réellement perçues et aux dépenses effectivement engagées durant l’année écoulée.
Des indicateurs financiers au vert pour l’exercice 2025
En termes de chiffres, le budget 2025, élaboré initialement sous une délégation spéciale, s’élevait à 25,623 milliards de francs CFA. Ce montant a par la suite été ajusté par un budget additionnel de 500 millions de francs CFA. Les résultats présentés aux élus font apparaître une santé financière solide, avec un excédent de gestion s’élevant à 1,311 milliard de francs CFA.
Bien qu’il n’ait pas été aux commandes lors de l’exécution de ce budget, Eugène Mba a insisté sur le principe de continuité du service public pour porter ce bilan devant le conseil. Il a invité ses collègues à analyser les documents avec une rigueur exemplaire et un sens élevé des responsabilités.
Focus sur le développement économique local
Au-delà du quitus financier, l’ordre du jour incluait également une délibération sur le projet du complexe commercial de Mindoubé. Cette infrastructure est présentée par les autorités municipales comme un levier stratégique pour stimuler le tissu économique local et accroître les ressources propres de la ville de Libreville, assurant ainsi une plus grande autonomie financière à long terme.