Une diplomatie africaine renforcée entre Nouakchott et Libreville
Les liens entre le Gabon et la Mauritanie n’ont cessé de se renforcer ces dernières années. Cette dynamique s’est illustrée une nouvelle fois hier lors d’un entretien privé entre le président gabonais Brice Clotaire Oligui Nguema et Messouda Bahama Mohamed Laghdaf, l’émissaire spéciale du chef de l’État mauritanien Mohamed Ould Cheikh El Ghazouani.
La ministre mauritanienne de l’Environnement et du Développement durable a réaffirmé, au nom de son pays, la volonté de Nouakchott de consolider ses relations bilatérales avec Libreville. Une coopération ancrée dans l’histoire, marquée par la solidarité, le respect mutuel et une collaboration continue sur les grands enjeux régionaux.
La Mauritanie mise sur le Gabon pour son ambition francophone
Lors de cette rencontre, Messouda Bahama Mohamed Laghdaf a officiellement présenté la candidature de la Mauritanie au poste de secrétaire général de l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF). Portée par le Dr Koumba Ba, cette candidature s’articule autour de trois piliers stratégiques : la cohérence, l’équilibre et l’utilité concrète pour les États membres de l’organisation.
Cette démarche s’inscrit dans une logique de renforcement de l’influence mauritanienne au sein des institutions francophones, où Nouakchott cherche à peser davantage sur la scène internationale.
Une vision partagée pour une francophonie engagée
L’échange entre les deux dirigeants a permis de souligner la solidité des relations diplomatiques entre le Gabon et la Mauritanie. Fort de cette entente, le président gabonais a réaffirmé l’attachement de son pays aux principes de consensus et de gouvernance concertée, valeurs centrales de sa politique africaine.
Cette rencontre illustre la stratégie proactive du Gabon en matière de diplomatie africaine. En diversifiant ses partenariats sur le continent, Libreville réaffirme son engagement pour une Francophonie dynamique, orientée vers le développement commun et la coopération renforcée entre les États membres.