Mustapha ngouana dénonce l’immobilisme du Cameroun : entre promesses non tenues et gouvernance défaillante

Mustapha Ngouana dénonce l’immobilisme du Cameroun : entre promesses non tenues et gouvernance défaillante

Le Cameroun, selon l’avocat Mustapha Ngouana, s’enlise dans un cycle de promesses électorales jamais concrétisées et de décisions gouvernementales régulièrement reportées. Lors de son passage dans l’émission « droit de réponse », l’homme de loi a dressé un constat sévère sur la gestion des affaires publiques par les plus hautes autorités du pays.

Pour Mustapha Ngouana, cette situation n’est pas nouvelle : « Notre nation est paralysée, le Cameroun fonctionne en mode automatique », a-t-il lancé avec fermeté. Selon lui, les engagements pris par le pouvoir exécutif, qu’ils concernent des projets majeurs ou des réformes attendues, restent systématiquement lettre morte.

Des engagements présidentiels systématiquement ignorés

Mustapha Ngouana a illustré ses propos par des exemples concrets de projets annoncés mais jamais réalisés à temps. Parmi eux, la Coupe d’Afrique des Nations (CAN), dont l’organisation avait été promise pour une date précise, mais qui a connu des retards répétés. Autre cas emblématique : les célébrations du cinquantenaire de la réunification, initialement prévues pour 2011, mais qui n’ont eu lieu qu’en 2014, trois années après la date initialement annoncée.

« Les Camerounais sont habitués à entendre des annonces, mais rarement à en voir les aboutissements », a-t-il souligné. Pour lui, ces échecs répétés ne relèvent pas simplement d’une mauvaise gouvernance, mais bel et bien d’une absence totale de gouvernance.

Une « non-gouvernance » qui asphyxie le pays

L’avocat a estimé que la situation actuelle du Cameroun dépasse le cadre de la simple malversation administrative. Selon lui, le pays est plongé dans une léthargie institutionnelle, où les décisions politiques sont prises sans suite, et où les institutions fonctionnent de manière autonome, sans coordination.

« Le Cameroun est sur pilotage automatique », a-t-il résumé. Cette expression, devenue virale après ses déclarations, résume selon lui l’état de déliquescence des structures étatiques, incapables de répondre aux attentes de la population.

La gestion des affaires publiques en question

Le débat autour de la confiance entre les citoyens et les dirigeants a été au cœur de son intervention. Mustapha Ngouana a pointé du doigt l’incapacité des autorités à instaurer un climat de transparence et de responsabilité, alimentant ainsi un sentiment de défiance généralisé.

Pour lui, les Camerounais ne reprochent plus seulement aux gouvernants leurs erreurs, mais leur inaction chronique. Les promesses électorales, les plans quinquennaux et les discours politiques se heurtent invariablement à une réalité : l’absence de résultats tangibles.

Un appel à la prise de conscience

En conclusion, Mustapha Ngouana a lancé un appel solennel aux responsables politiques pour qu’ils sortent de leur inertie. Selon lui, le Cameroun ne peut continuer à avancer « à l’aveugle », sans vision claire ni volonté de changement.

Son intervention a relancé le débat sur la nécessité d’une refonte profonde des méthodes de gestion publique, afin de redonner espoir aux Camerounais et de sortir le pays de cette spirale de l’inefficacité.

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