Niger : l’avocat Abdourahamane Lirwana écroué pour un post sur l’armée

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L’avocat et défenseur des droits humains Abdourahamane Lirwana est détenu à la maison d’arrêt de Niamey depuis le 22 septembre 2026. Son tort ? Une publication sur Facebook relative au moral de l’armée nigérienne.

Une arrestation qui franchit un cap

Connu pour son engagement au sein du Mouvement patriotique pour une citoyenneté responsable (MPCR), Maître Lirwana a été convoqué le 21 septembre 2026 à la Direction de la Police judiciaire de Niamey. Placé en garde à vue, il a été présenté au parquet dès le lendemain, puis écroué. Les autorités lui reprochent la « diffusion de données de nature à troubler l’ordre public », une infraction prévue par l’article 31 de l’ordonnance sur la cybercriminalité.

Le parquet n’a pas précisé la peine encourue, mais le texte permet des poursuites lourdes. Pour une simple opinion sur l’institution militaire, la réponse judiciaire paraît disproportionnée.

Un climat de répression croissante

Cette incarcération n’est pas un cas isolé. Depuis plus d’un an, les arrestations de militants, de journalistes et de défenseurs des droits humains se multiplient au Niger. Une dynamique qui vise à décourager toute voix dissonante et à instaurer un réflexe d’autocensure.

Les organisations de défense des droits humains, dont l’Observatoire pour la protection des défenseurs des droits humains (FIDH-OMCT), ont vivement condamné cette procédure. Elles rappellent que le Niger a ratifié le Pacte international relatif aux droits civils et politiques ainsi que la Charte africaine des droits de l’homme et des peuples, qui garantissent la liberté d’expression.

Une exigence : la libération immédiate

Maître Lirwana n’a commis aucun délit. Il a simplement exercé son droit constitutionnel à la liberté d’expression. Les autorités nigériennes doivent le libérer sans condition, abandonner les charges retenues contre lui et cesser de harceler judiciairement les défenseurs des droits humains. Le silence face à cette dérive équivaudrait à une acceptation tacite.

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