Opération éclair de la dgst : une cellule de daech neutralisée au Maroc

Une cellule terroriste de Daech démantelée in extremis au Maroc

À l’aube d’un jour d’été 2026, alors que les premières lueurs du jour effleuraient les contours de la petite cité côtière d’Aourir, au nord d’Agadir, une unité d’élite de la Direction Générale de la Surveillance du Territoire (DGST) passait à l’action. Sans un bruit, des véhicules blindés s’engageaient dans les ruelles endormies, déterminés à neutraliser une menace bien réelle.

Une intervention millimétrée contre un réseau dormeur

L’opération visait un individu radicalisé, déjà identifié comme une menace prioritaire par les services de renseignement marocains. Grâce à des renseignements d’une précision chirurgicale, les forces spéciales ont investi le domicile du suspect avant même que le soleil ne se lève. En quelques secondes, l’homme était maîtrisé, mettant fin à son projet dangereux.

La perquisition menée par le Bureau Central d’Investigations Judiciaires (BCIJ) a révélé l’urgence de la situation : armes blanches, matériel tactique et équipements de combat étaient prêts à être déployés. Les habitants d’Aourir ont découvert avec stupeur l’ampleur de la menace qui planait sur leur quotidien, mais aussi le soulagement de savoir que la sécurité nationale avait agi à temps.

Un laboratoire clandestin aux portes d’Inezgane

Quelques kilomètres plus loin, dans la zone industrielle d’Inezgane, une découverte encore plus alarmante attendait les enquêteurs. Un entrepôt discret, situé dans le quartier Traast El Jorf, abritait un véritable arsenal logistique destiné à perpétrer des attentats.

Au centre de la pièce, un 4×4 modifié attirait l’attention. Les experts ont rapidement identifié une transformation clandestine : le réservoir avait été adapté pour fonctionner au gaz butane. L’objectif ? Amplifier l’effet destructeur lors d’une attaque-suicide ou d’un assaut à la voiture-bélier contre des infrastructures stratégiques du Royaume.

Face au risque d’explosion immédiate, le BCIJ a déclenché un protocole d’urgence : évacuation des riverains, déploiement d’une unité de déminage et utilisation de technologies de pointe – robots télécommandés et capteurs high-tech – pour examiner le véhicule sans mettre en danger des vies humaines.

L’inventaire de l’entrepôt a confirmé les craintes : bonbonnes de gaz, cocottes-minute piégées remplies de centaines de clous (shrapnels), fils électriques, détonateurs, matériel de soudure et des quantités impressionnantes de produits chimiques solides et liquides. Chaque détail confirmait que la cellule était prête à passer à l’acte.

Un coup de filet national pour étouffer la menace

Les investigations ont révélé que le cœur opérationnel de ce réseau se situait dans la région du Souss, mais ses tentacules s’étendaient bien au-delà. Pour éviter que l’arrestation d’Aourir ne déclenche l’alerte, la DGST a orchestré une opération synchronisée dans sept villes marocaines : Agadir, Taroudant, Casablanca, El Hajeb, Tétouan, Fquih Ben Salah et Safi. Dix individus ont été interpellés, dont un mineur de 17 ans, signe d’un embrigadement précoce et cynique des plus jeunes générations.

Parmi les suspects figuraient également un ancien détenu condamné pour terrorisme, soulignant le défi de la récidive et la capacité des réseaux extrémistes à recruter même au sein des prisons. Les perquisitions ont permis de saisir un arsenal inquiétant : uniformes militaires, schémas détaillés pour fabriquer des bombes artisanales, ainsi que des supports numériques contenant deux vidéos accablantes. L’une montrait l’allégeance formelle des membres au « Calife » de Daech, tandis que l’autre contenait des menaces explicites de sabotage à l’échelle nationale.

Une structure militaire et une coordination sahélienne

L’enquête a mis en lumière une organisation méthodique et compartimentée. Le chef de la cellule avait divisé son groupe en plusieurs équipes : une équipe de reconnaissance chargée d’identifier et de surveiller les cibles potentielles, une équipe logistique dédiée à l’approvisionnement discret en matériel et produits chimiques, et une équipe technique basée à Inezgane, responsable de la modification des véhicules et de l’assemblage des explosifs.

Les ordres reçus par ces individus venaient directement de la branche de Daech au Sahel, avec une consigne claire : ne pas rejoindre les zones de conflit en Afrique subsaharienne, mais rester au Maroc pour y perpétrer des attaques internes et déstabiliser le pays de l’intérieur.

Une victoire pour la sécurité nationale

Grâce à la vigilance et à l’efficacité de la DGST et du BCIJ, la menace a été neutralisée avant qu’elle ne puisse se concrétiser. Les neuf suspects majeurs ont été placés en garde à vue, tandis que le mineur a été placé sous surveillance judiciaire renforcée, sous la supervision directe du parquet spécialisé dans les affaires de terrorisme.

Les enquêteurs se consacrent désormais au décryptage des données saisies – téléphones portables et disques durs – afin de cartographier les réseaux de communication cryptés avec le Sahel et s’assurer qu’aucune cellule dormante n’ait échappé à leur vigilance. Le calme est revenu à Aourir et Inezgane, mais la vigilance reste de mise pour prévenir toute résurgence de cette menace.

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