Le PDCI-RDA maintient sa demande de dialogue avec le gouvernement Ouattara pour apaiser les tensions en Côte d’Ivoire
Le principal parti d’opposition en Côte d’Ivoire, le Parti démocratique de Côte d’Ivoire-Rassemblement démocratique africain (PDCI-RDA), a réaffirmé avec force son appel à l’instauration d’un dialogue politique avec le pouvoir en place. Cette initiative vise à aborder les défis majeurs qui fragilisent actuellement le pays, notamment la réforme du système électoral et le retour du président historique du parti, Cheick Tidjane Thiam.
Une volonté de transparence et d’indépendance électorale
Lors d’une conférence de presse organisée à Cocody, dans la commune d’Abidjan, le porte-parole du PDCI-RDA, Bredoumy Soumaïla Kouassi Traoré, a souligné l’urgence de mettre en place un nouvel organe électoral indépendant. « Nous exigeons un cadre de discussion qui garantisse une élection transparente et crédible, en érigeant une institution véritablement autonome », a-t-il déclaré devant les journalistes.
Le parti insiste sur la nécessité d’un organe électoral apolitique, capable de restaurer la confiance des citoyens dans le processus démocratique. Cette position s’inscrit dans un contexte où les questions de crédibilité des scrutins agitent régulièrement le débat public en Côte d’Ivoire.
Des voix dissidentes au sein du PDCI-RDA ?
Interrogé sur les appels de certains militants prônant une alliance avec le Rassemblement des houphouëtistes pour la démocratie et la paix (RHDP), le porte-parole a rappelé que ces prises de position ne reflètent pas la ligne officielle du parti. « Ces cadres ne portent pas la voix du PDCI-RDA, qui reste un parti de la négociation et du compromis », a-t-il précisé. Il a toutefois laissé entendre que l’ouverture au dialogue n’exclut pas d’éventuelles collaborations futures : « Nous ne fermons aucune porte, car le dialogue est notre ADN. »
Crise économique et retour du leader : les autres enjeux majeurs
Bredoumy Soumaïla Kouassi Traoré a également évoqué les difficultés persistantes de la filière café-cacao, pilier de l’économie ivoirienne, qualifiant la situation de « préoccupante ». Il a par ailleurs critiqué certains aspects du Plan national de développement (PND) 2026-2030, jugés « trop ambitieux » pour un pays confronté à des défis structurels.
Concernant le retour de Cheick Tidjane Thiam, absent du territoire depuis plusieurs mois, le porte-parole a conditionné ce retour à l’obtention de « garanties sécuritaires et politiques ». « Insulter Tidjane Thiam, c’est insulter l’ensemble du PDCI-RDA », a-t-il martelé, rappelant le rôle central du président du parti dans l’histoire politique récente de la Côte d’Ivoire.
Une ambition : reprendre les rênes du pays
Pour conclure, le PDCI-RDA a réitéré sa volonté de jouer un rôle clé dans la gouvernance du pays. « Notre objectif reste de servir la Côte d’Ivoire avec intégrité et détermination », a affirmé le porte-parole. Le parti, qui se présente comme une force de proposition, mise sur un retour progressif à la stabilité politique et économique.