Un appel vibrant pour une Afrique souveraine et unie
À l’occasion de la 85ᵉ session du Comité exécutif de l’Union Parlementaire Africaine, organisée les 3 et 4 juin 2026 à Dakar, le président de l’Assemblée nationale du Sénégal, Ousmane Sonko, a prononcé un discours marquant en faveur d’une Afrique unie et maîtresse de son destin. Devant les représentants des parlements africains, il a partagé sa vision d’un continent où la coopération parlementaire devient un levier essentiel pour relever les défis contemporains.
Dès les premiers mots de son allocution, Ousmane Sonko a exprimé un sentiment de joie et de fierté de recevoir les délégations venues de plusieurs pays africains. Il a salué l’engagement des parlementaires présents, soulignant leur rôle crucial dans la construction d’un avenir commun. « Accueillir cette session à Dakar, c’est offrir une tribune pour renforcer la voix de l’Afrique et affirmer notre détermination à tracer notre propre voie », a-t-il déclaré.
Renforcer la coopération pour un continent résilient
Dans un contexte mondial marqué par des tensions géopolitiques et des crises économiques, le président de l’institution parlementaire sénégalaise a mis en avant l’urgence de consolider les liens entre les parlements africains. « Les défis auxquels nous faisons face — qu’ils soient politiques, économiques ou sécuritaires — exigent une réponse collective et coordonnée. L’unité africaine ne doit plus être un idéal lointain, mais une réalité tangible », a-t-il insisté.
Ousmane Sonko a rappelé que l’Afrique, riche de ses ressources et de sa jeunesse, dispose de tous les atouts pour devenir un acteur majeur sur la scène internationale. Cependant, ces potentialités ne pourront être pleinement exploitées qu’à travers une intégration renforcée et une souveraineté collective. « Nous devons bâtir un modèle africain de développement, respectueux de nos valeurs et de nos aspirations, sans dépendre des décisions prises ailleurs », a-t-il ajouté.
Un panafricanisme ancré dans la réalité
Le discours d’Ousmane Sonko a également porté sur la nécessité de repenser le panafricanisme à l’aune des réalités du XXIᵉ siècle. Pour lui, l’avenir du continent doit être façonné par les Africains eux-mêmes, en s’appuyant sur des mécanismes de gouvernance adaptés et des politiques publiques audacieuses. « L’Afrique unie et souveraine que nous appelons de nos vœux ne se décrète pas : elle se construit chaque jour, à travers des actions concrètes et une volonté inébranlable », a-t-il martelé.
Il a exprimé l’espoir que les travaux de cette session contribuent à accélérer l’intégration africaine, en favorisant le partage d’expériences et la mise en place de projets communs. « Que cette rencontre soit une étape décisive vers une Afrique plus forte, plus unie et plus respectée sur la scène mondiale », a-t-il conclu, avant d’adresser un message d’unité à l’ensemble des participants : « Vive la coopération parlementaire africaine ! Vive une Afrique unie et souveraine ! »