Le Gabon et l’Union européenne scellent un nouveau chapitre de collaboration stratégique
La capitale Libreville a accueilli ce lundi 8 juin 2026 le lancement officiel de la session annuelle du dialogue de partenariat stratégique entre le Gabon et l’Union européenne. L’événement, organisé au Palais des Congrès Omar Bongo Ondimba, a été présidé par le Vice-président du Gouvernement, Hermann Immongault, représentant le Chef de l’État gabonais, ainsi que par l’ambassadrice de l’Union européenne au Gabon, Cécile Abadie. Cette rencontre s’inscrit dans la continuité des efforts engagés depuis les assises de 2024, dans un contexte marqué par la mise en place de la Ve République à l’issue du scrutin présidentiel d’avril 2025. L’objectif affiché ? Consolider la stabilité institutionnelle du pays et promouvoir une coopération axée sur le co-investissement durable.
Les échanges, qui ont réuni les ambassadeurs des États membres de l’Union européenne ainsi que les principaux responsables gouvernementaux gabonais, ont couvert des thèmes majeurs : réformes politiques, dynamiques économiques, gouvernance, enjeux environnementaux, et coopération régionale et multilatérale.
Une transition institutionnelle au service d’un partenariat économique ambitieux
« Nous avons désormais tourné la page de la transition et entamé, depuis l’élection présidentielle du 12 avril 2025, une nouvelle phase institutionnelle avec la construction de la Ve République », a déclaré Hermann Immongault lors de son discours inaugural. Le Vice-président a insisté sur la volonté du Gabon de faire évoluer sa relation avec l’Union européenne, passant d’un modèle traditionnel d’aide et d’accompagnement à un partenariat économique structurant. Ce dernier reposerait sur quatre piliers : l’investissement, la création de valeur locale, le transfert de compétences et le développement du capital humain. L’Accord de Samoa est désormais érigé en référence centrale pour cette coopération rénovée.
Protection de l’environnement et transition écologique : des priorités partagées
Hermann Immongault a également mis en lumière l’importance stratégique que représente, à l’échelle mondiale, la préservation du patrimoine naturel gabonais. « La protection de cette richesse n’est pas une simple politique nationale, mais un enjeu global qui mérite une reconnaissance accrue des contributions des pays engagés dans cette démarche », a-t-il souligné. Il a appelé à la mise en place de mécanismes internationaux renforcés pour financer la transition écologique, afin de concilier développement économique, industrialisation et respect de l’environnement. Le Gabon a par ailleurs réaffirmé son attachement au multilatéralisme, à la stabilité en Afrique centrale et à la sécurisation du Golfe de Guinée.
Cécile Abadie, ambassadrice de l’Union européenne au Gabon, a salué la qualité du dialogue en cours entre les deux parties. Elle a insisté sur la nécessité d’adapter les outils de coopération aux nouvelles réalités, en privilégiant un partenariat renouvelé au service des priorités communes. « Je suis favorable à des échanges francs et constructifs », a-t-elle déclaré, réaffirmant l’engagement de l’Union européenne à accompagner le Gabon vers une coopération plus équilibrée, centrée sur les investissements, les réformes structurelles et des résultats tangibles au bénéfice mutuel.