Port de Cotonou : l’impact concret des délais de 36 à 72 heures sur les opérateurs ouest-africains

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Dans un contexte de congestion portuaire persistante en Afrique de l’Ouest, le Port Autonome de Cotonou (PAC) se distingue par des délais de traitement des conteneurs compris entre 36 et 72 heures. Cette performance a des répercussions directes sur les coûts logistiques des importateurs et sur la compétitivité du corridor béninois.

Des retombées immédiates pour les opérateurs économiques

Pour les entreprises qui importent via Cotonou, l’attente réduite avant accostage se traduit par des économies substantielles. Là où certains ports voisins immobilisent les navires jusqu’à deux mois, le PAC limite cette attente à 36-72 heures, ce qui diminue les frais de surestaries et les pénalités de retard. Les autorités portuaires affirment maintenir des frais annexes parmi les plus bas de la sous-région, préservant ainsi la compétitivité des acteurs économiques.

Un contraste frappant avec les hubs saturés

Alors que plusieurs infrastructures côtières affichent des taux de saturation de 200 % à 250 %, le port de Cotonou fonctionne à environ 100 % de sa capacité. Cette situation lui permet d’absorber une partie du fret détourné des ports congestionnés, renforçant son rôle d’exutoire logistique pour le commerce ouest-africain.

Les conséquences sur l’économie régionale

En offrant des délais courts et des coûts maîtrisés, le PAC attire un volume croissant de marchandises. Cette dynamique stimule l’activité économique locale et régionale, mais elle exerce aussi une pression sur les chaînes de manutention. Les autorités assurent que cette pression reste gérable et que les investissements en cours permettront de maintenir la fluidité.

Une performance qui fait école

La capacité de Cotonou à traiter les conteneurs en 36 à 72 heures, même en période de travaux d’extension, démontre qu’une gestion efficace est possible. Pour les opérateurs ouest-africains, cela représente une alternative crédible aux ports saturés, avec des effets tangibles sur leurs chaînes d’approvisionnement.

Charles Bennett Fayomi, Directeur des opérations portuaires et de la sécurité, a souligné lors de la rencontre « PAC Média Connect » que « des ports actuellement où les navires restent immobilisés un mois en mer sans que les opérateurs ne puissent toucher à leurs marchandises. Ici, nous parvenons à maintenir le cap ». Cette déclaration résume l’enjeu : offrir aux acteurs économiques un accès rapide à leurs marchandises, avec des répercussions directes sur leurs coûts et leur compétitivité.

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