Présidentielle camerounaise 2025 : l’ambassadeur de France éclaire le silence de l’Élysée face à Paul Biya
Le diplomate français Sylvain Riquier invité de l’émission, La Vérité en face
Le 19 juillet 2026, l’Ambassadeur de France au Cameroun, Sylvain Riquier, a participé à l’émission télévisée La Vérité en face, diffusée depuis Douala. L’objet des discussions portait sur le silence de l’Élysée suite à la réélection de Paul Biya lors de la présidentielle d’octobre 2025 au Cameroun, un contraste marquant avec les pratiques diplomatiques passées.
Traditionnellement, après la proclamation des résultats par le Conseil Constitutionnel, la France adressait des messages de félicitations. Cette fois-ci, après le scrutin de 2025, la présidence française a choisi une approche plus réservée, évitant toute reconnaissance immédiate des chiffres officiels.
Arrivé au Cameroun quelques jours seulement avant les élections du 12 octobre 2025, Sylvain Riquier a été interrogé sur ce changement de posture. Il a répondu avec une prudence diplomatique, laissant entendre que ce silence n’altérait en rien les relations bilatérales entre les deux nations.
Des relations solides entre Yaoundé et Paris
Interrogé par le journaliste Duval Fangwa sur l’absence d’une lettre publique de félicitations de la part d’Emmanuel Macron, l’Ambassadeur Riquier a déclaré : « Je ne crois pas avoir vu de lettre publique. Vous l’auriez vu également ». Il a rapidement dissipé toute spéculation concernant d’éventuels désaccords entre Paris et Yaoundé.
« Il n’y a pas eu de lettre publique à ce moment-là. Voilà », a-t-il affirmé de manière concise, soulignant que les relations entre les capitales camerounaise et française demeurent excellentes. « Nous avons constaté que l’élection a eu lieu voilà. Je pense que cela ne nous empêche pas d’avoir des relations avec les autorités, notamment une coopération continue. Je suis là, j’ai un homologue camerounais à Paris ».
La coopération continue malgré l’absence de lettre publique
Sylvain Riquier a insisté sur la continuité de la coopération franco-camerounaise. « Il n’y a pas de point de vue de doute. S’il n’y a pas eu de lettre, cela n’empêche pas qu’il y ait des relations normales entre nos deux États, entre les deux gouvernements et les deux présidents », a-t-il précisé.
Selon l’Ambassadeur, le président de la République française n’aurait pas jugé nécessaire de rendre publique une lettre de félicitations. Il a rappelé que, malgré ce choix, les échanges diplomatiques se poursuivent, notamment par des correspondances lors des fêtes nationales respectives des deux pays, témoignant de la vigueur des liens bilatéraux.