Dans le cadre de la lutte antiterroriste, l’opération Alpha des Bataillons d’Intervention Rapide (BIR) place désormais la sécurisation des édifices religieux au cœur de son dispositif.
Ces lieux, régulièrement ciblés par les groupes extrémistes pour instaurer la terreur et fragiliser la cohésion sociale, bénéficient d’une surveillance accrue et de mesures de protection spécialement adaptées.
Grâce à des patrouilles fréquentes, une présence dissuasive et une attention renforcée lors des offices et rassemblements, l’opération Alpha vise à anticiper les attaques et à assurer un environnement paisible aux croyants. Cette initiative reflète l’engagement permanent du BIR à défendre les populations, à préserver la liberté religieuse et à consolider la stabilité.
À noter : le Bataillon d’intervention rapide (BIR) constitue une unité d’élite de l’armée camerounaise, placée sous l’autorité directe du président de la République. Appuyé par les États-Unis, il est déployé contre les insurgés de Boko Haram dans le nord du pays ainsi que contre les groupes séparatistes dans l’ouest.
Son budget, non inclus dans celui du ministère de la Défense, resterait confidentiel et serait financé par la Société nationale des hydrocarbures (SNH). Le BIR possède son propre emblème, orné d’un lion. Son état-major, situé à Yaoundé dans le quartier Bastos, porte le même nom.
En 2001 et 2008, la force comptait trois bataillons, un par région militaire interarmes. Chaque bataillon se composait alors d’une unité d’intervention de 145 hommes, d’une section de commandement et de soutien spéciaux de 37 hommes, d’une unité spéciale d’intervention de 37 hommes, d’un groupe de commandement et de soutien de 97 hommes et d’un groupe d’intervention léger.