Manifestation de l’opposition le 12 juin 2026 à Kinshasa

La Conférence Épiscopale Nationale du Congo (CENCO) a conclu sa session extraordinaire à Kinshasa ce samedi 20 juin par une dénonciation ferme. L’organisation a pointé du doigt une collaboration inquiétante entre la Police nationale et un groupe dénommé « Force du progrès », qu’elle accuse de réprimer violemment les manifestations de l’opposition.

Ces mouvements de contestation s’opposent résolument à un projet de modification de la Constitution. La CENCO a vivement critiqué la brutalité avec laquelle ces rassemblements sont traités, affirmant que la police et cette « milice d’un parti politique » agissent de concert pour museler toute voix discordante.

Monseigneur Donatien Nshole, secrétaire exécutif de l’organisation des prélats catholiques, a également souligné une atmosphère de tension croissante. Il a mis en lumière la campagne menée par la majorité au pouvoir en faveur d’un changement de la Constitution du 18 février 2006. Cette campagne, selon ses observations, utilise les moyens de l’État et s’accompagne d’un climat de terreur. Des voix au sein même de la majorité, opposées à cette initiative, seraient contraintes au silence par crainte de représailles.

Ces accusations surviennent après la répression d’un sit-in organisé le vendredi 12 juin par la Coalition C64. Cette action visait à contrer la proposition de loi référendaire du député national Paul-Gaspard Ngondakoy, qui avait été validée par l’Assemblée nationale. Lors de cette manifestation dispersée près du Palais du Peuple à Kinshasa, des gaz lacrymogènes ont été utilisés. Plusieurs organisations de défense des droits humains, tant congolaises qu’internationales, avaient alors accusé la police et la Force du progrès, un groupe de jeunes affilié à l’UDPS, d’avoir agressé les leaders et participants à la mobilisation de l’opposition.