Réforme électorale en Côte d’Ivoire : la 2PFJ exige un dialogue national sans exclusive

En Côte d’Ivoire, la question de la réforme électorale s’impose comme un enjeu majeur pour consolider la stabilité démocratique du pays. La Plateforme panafricaine des femmes et des jeunes pour la paix, la démocratie et la gouvernance (2PFJ) vient de tirer la sonnette d’alarme en exigeant l’ouverture immédiate d’un dialogue politique inclusif, participatif et transparente.

Pourquoi une réforme électorale doit-elle être négociée par tous ?

Selon la 2PFJ, une réforme électorale ne peut se contenter d’une simple consultation administrative. Elle doit s’inscrire dans un processus de négociation collective impliquant l’ensemble des acteurs politiques et sociaux. Dans un communiqué transmis à la presse, l’organisation souligne que cette réforme touche aux fondements mêmes de la République ivoirienne et ne saurait être menée sans un large consensus national.

La plateforme rappelle que les crises électorales passées ont laissé des traces profondes au sein de la population. Pour éviter de reproduire les mêmes erreurs, elle invite le gouvernement à transformer l’actuelle dynamique en un véritable cadre de concertation républicaine.

Quelles sont les propositions concrètes de la 2PFJ ?

La 2PFJ formule plusieurs recommandations pour garantir l’indépendance et la crédibilité des futures institutions électorales :

  • Création de commissions techniques paritaires : ces structures regrouperaient le gouvernement, l’opposition et la société civile. Leur mission ? Définir les attributions, l’autonomie financière et l’impartialité des nouveaux organes de gestion des élections.
  • Représentation équitable des femmes et des jeunes : la plateforme insiste sur la nécessité d’accorder une place significative aux organisations féminines et juvéniles au sein des futures instances électorales.
  • Libération des détenus politiques et retour des exilés : pour instaurer un climat de confiance propice aux discussions, elle exige la libération des personnes emprisonnées pour des motifs politiques et la facilitation du retour des Ivoiriens exilés.

Jean-Martial N’Guessan, président du conseil d’administration de la 2PFJ, a signé le document contenant ces propositions. Il rappelle que « les crises électorales ont éprouvé le peuple ivoirien, mais l’histoire montre que les Ivoiriens savent dépasser leurs divergences lorsque l’intérêt supérieur de la Nation est en jeu ».

Un appel à l’unité nationale autour de la réforme électorale

La 2PFJ reconnaît que la Côte d’Ivoire a connu des difficultés électorales majeures. Cependant, elle y voit une opportunité historique de bâtir un système plus robuste, plus juste et plus représentatif. L’objectif affiché ? Permettre à tous les citoyens de participer activement à la vie démocratique du pays, dans la paix et la stabilité.

Cette position intervient alors que le gouvernement ivoirien a récemment organisé une rencontre élargie avec les partis politiques et la société civile pour discuter des réformes du système électoral. Une session présentée comme une étape clé dans la recherche de solutions durables.

Un diagnostic sans concession de la situation ivoirienne

La plateforme ne mâche pas ses mots : elle exige un diagnostic lucide de la situation socio-politique du pays. Pour elle, la réforme électorale doit être l’occasion de corriger les failles qui ont fragilisé la confiance des citoyens dans les institutions. Elle rappelle que la crédibilité des élections repose sur des organes électoraux indépendants, transparents et capables de garantir un scrutin équitable.

En conclusion, la 2PFJ appelle à une mobilisation collective autour de cette réforme. Elle insiste sur le fait que le futur organe de gestion des élections doit émerger d’un consensus national, et non d’une décision unilatérale. Une exigence qui pourrait bien redéfinir l’avenir démocratique de la Côte d’Ivoire.

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