Abidjan, 30 juin 2026 – Le Groupement Alliance des Ivoiriens pour la démocratie (AID) et l’Union des masses populaires pour la paix (UMPP) ont exprimé leur satisfaction face à l’engagement du gouvernement ivoirien dans une réforme de la gouvernance électorale. Selon eux, cette initiative démontre une réelle capacité d’écoute des préoccupations soulevées par les partis politiques et les organisations de la société civile.
Lors d’une déclaration lue par son porte-parole, Zadi Djédjé, le groupement a salué la rencontre d’information tenue le 22 juin à la Primature, sous la présidence du Premier ministre Robert Beugré Mambé. Cette réunion était consacrée à la refonte de l’organe chargé des élections.
L’AID-UMPP a souligné que la dissolution de la Commission électorale indépendante (CEI), dont le mandat des membres avait expiré, ainsi que l’annonce d’une nouvelle architecture électorale, répondent aux revendications formulées depuis plusieurs années par les acteurs politiques et la société civile.
Pour le groupement, cette réforme ouvre « une nouvelle page » dans l’organisation des scrutins en Côte d’Ivoire. Elle vise à renforcer la transparence du processus électoral, restaurer la confiance entre les parties prenantes et prévenir les tensions avant et après les élections.
Le groupement a également reconnu les acquis de la CEI tout en se félicitant de la volonté du gouvernement de mettre en place un dispositif reposant sur trois organes distincts : l’un chargé de l’organisation matérielle des élections, le deuxième du recensement des suffrages, et le troisième de la supervision générale du processus.
Selon l’AID-UMPP, cette réforme repose sur des principes de professionnalisation, de neutralité, de transparence et d’efficacité. Elle est susceptible de consolider durablement la stabilité institutionnelle et de renforcer la crédibilité des scrutins à venir.
Le groupement a appelé les partis politiques, les organisations de la société civile, les leaders communautaires et tous les acteurs du processus électoral à soutenir la mise en œuvre de cette réforme dans un esprit de responsabilité, de patriotisme et de dialogue.
Tout en exhortant le gouvernement à poursuivre ses efforts pour la stabilité et la cohésion nationale, l’AID-UMPP a invité les acteurs politiques à faire confiance aux institutions de la République. Il estime que le respect de ces institutions est un facteur clé pour consolider la démocratie et préserver la paix en Côte d’Ivoire.