Le Bénin connaît une évolution majeure dans sa gouvernance avec la nomination de Razacki Amouda Issifou au poste de Médiateur de la République. Cette désignation est le résultat direct d’une récente réforme législative, votée par les députés le mercredi 24 juin 2026, qui modifie en profondeur le processus de sélection de cette institution cruciale.

Désormais, la fonction de Médiateur de la République est automatiquement dévolue au premier vice-président du Conseil économique et social (CES). Cette nouvelle disposition met un terme au système de nomination politique qui était en vigueur jusqu’à présent, marquant ainsi un pas vers une plus grande autonomie de l’institution. Razacki Amouda Issifou, occupant actuellement la position de premier vice-président du CES, se trouve donc naturellement investi de cette haute responsabilité.
Il succède à Pascal Essou, qui occupait ce poste depuis 2021. L’approbation de cette réforme par les parlementaires, lors d’une séance plénière à l’Assemblée nationale, s’inscrit dans la continuité des profondes réformes institutionnelles et de la politique menée au Bénin pour moderniser et renforcer les structures de la République.
Razacki Amouda Issifou apporte à cette fonction une riche expérience de la vie publique. Juriste de formation, son parcours est jalonné de responsabilités significatives : ancien vice-président de la Cour constitutionnelle, il a également été député, président de la Commission des lois de l’Assemblée nationale, maire, et secrétaire général de la première Commission électorale nationale autonome (CENA) en 1996. Son expertise sera un atout précieux pour le rôle qu’il s’apprête à endosser.
Le Médiateur de la République joue un rôle essentiel dans la démocratie béninoise. Sa mission principale est de désamorcer les conflits entre les citoyens et l’administration publique, en recherchant des solutions amiables. Il intervient lorsque des usagers estiment avoir été lésés par les services de l’État, garantissant ainsi un recours et une écoute aux préoccupations des citoyens.