Le Premier ministre Ousmane Sonko a clairement indiqué, devant les députés, que la récente réforme du Code pénal sénégalais concernant les actes contre nature sera appliquée sans aucune faiblesse. Lors d’une séance de questions d’actualité à l’Assemblée nationale, il a rappelé l’obligation pour chaque citoyen de respecter la loi, quelles que soient les opinions exprimées lors des débats.
Pour Ousmane Sonko, la priorité désormais est l’application effective de cette loi, promulguée par le président Bassirou Diomaye Faye. Le texte, identifié sous le numéro 2026-08 et daté du 27 mars 2026, modifie l’article 319 de la loi n°65-60 de 1965. Il renforce les sanctions en cas d’actes contre nature, tout en introduisant des dispositions relatives à leur apologie et à leur financement.
Les nouvelles mesures prévoient des peines de prison comprises entre cinq et dix ans, ainsi que des amendes pouvant atteindre dix millions de francs CFA. Face aux critiques venues de plusieurs pays, notamment en Europe, le chef du gouvernement a défendu avec fermeté la souveraineté législative du Sénégal. Il a souligné que le peuple sénégalais est libre de déterminer ses propres normes sociales et qu’il n’a « rien à apprendre » de l’étranger sur ce sujet.
Ousmane Sonko a également justifié cette réforme par la nécessité de protéger la société et de lutter contre des enjeux sanitaires majeurs, comme la propagation du VIH. Il a catégoriquement exclu tout moratoire sur l’application de cette loi, réaffirmant la volonté du gouvernement d’en garantir le respect intégral.