Sénégal : le fdr exige l’éviction d’ousmane sonko de l’assemblée nationale
Le Front pour la Défense de la Démocratie et de la République (FDR) réclame avec insistance l’exclusion d’Ousmane Sonko de l’Assemblée nationale. La coalition dénonce une situation qu’elle juge illégitime et contraire aux textes en vigueur, relançant ainsi les tensions autour de la légitimité de son statut de Premier ministre.
une requête fondée sur des arguments juridiques
Le FDR a officiellement demandé, par le biais d’une déclaration publiée le 3 juin 2026, que le Premier ministre Ousmane Sonko soit retiré de l’Assemblée nationale. Selon la coalition d’opposition, le retour du leader politique au sein de l’hémicycle enfreint les dispositions légales en vigueur. Elle met en avant l’article LO172 du Code électoral, qui stipule qu’un ministre élu député doit démissionner de ses fonctions gouvernementales dans un délai de huit jours sous peine de perdre son mandat parlementaire.
Le FDR souligne également que les récentes modifications apportées au règlement intérieur de l’Assemblée nationale ne peuvent, selon elle, primer sur les textes constitutionnels et législatifs. La coalition estime que la procédure ayant permis le retour d’Ousmane Sonko à l’Assemblée nationale constitue une violation flagrante de la Constitution et des lois en vigueur.
mobilisation politique et recours juridiques
La déclaration du FDR s’accompagne d’une mobilisation sans précédent des partis et mouvements politiques opposés à cette situation. Plusieurs formations politiques se sont jointes à la coalition pour dénoncer ce qu’elles qualifient de « tentative de coup d’État parlementaire ». Parallèlement, des députés de l’opposition ont saisi le Conseil constitutionnel afin de contester la légalité du retour d’Ousmane Sonko.
Selon le FDR, l’Assemblée nationale a commis un acte illégal en autorisant son retour. La coalition exige donc que cette décision soit rapportée et appelle à l’application stricte des textes pour garantir le respect de l’ordre constitutionnel. Elle invite en outre les forces vives de la nation à se mobiliser pour défendre les institutions républicaines et l’État de droit.
Ce bras de fer juridique et politique autour du statut parlementaire d’Ousmane Sonko continue d’animer les débats au sein de la classe politique sénégalaise, révélant les profondes divisions qui traversent le paysage institutionnel du pays.