
À Dakar, la Conférence des présidents de l’Assemblée nationale a récemment dévoilé un calendrier législatif ambitieux. Parmi les textes prioritaires, les projets de loi concernant le Code du travail et le Code de la sécurité sociale sont programmés pour un examen en commission ce samedi 20 juin, précédant leur présentation en séance plénière dès le lundi 22 juin.
Toutefois, l’attention se focalise intensément sur la proposition de loi visant la révision de la Constitution. Ousmane Sonko, le président de l’Assemblée nationale, a abordé ce dossier crucial avec les membres du Bureau, révélant qu’il n’avait toujours pas obtenu de réponse du président de la République, Bassirou Diomaye Faye, concernant l’avis constitutionnel requis et formellement sollicité.
Devant cette inertie de l’Exécutif, le leader parlementaire a établi une échéance ferme au lundi 22 juin. Au-delà de cette date, et quelle que soit la position présidentielle, le Bureau de l’Assemblée nationale se réunira sans délai pour faire progresser le processus législatif. Ousmane Sonko a clairement affirmé son intention de faire examiner et adopter cette proposition de révision constitutionnelle avant la fin de la présente session ordinaire.
De surcroît, le président de l’Assemblée a mis en lumière l’attente du Parlement concernant le dépôt de deux documents financiers essentiels, déjà validés en Conseil des ministres : le projet de Loi de finances rectificative (LFR) et le Débat d’orientation budgétaire (DOB). Un véritable bras de fer semble s’engager entre les pouvoirs législatif et exécutif.