Au Cameroun, la question de la succession du président Paul Biya, au pouvoir depuis plus de quatre décennies, alimente les spéculations. Mais au sein même du cercle familial, une lutte sourde et impitoyable oppose deux figures clés : son fils Franck Biya et son épouse Chantal Biya.
Cette rivalité, longtemps restée discrète, s’intensifie à mesure que l’état de santé du chef de l’État suscite des interrogations. Franck Biya, discret et peu exposé médiatiquement, incarne une option dynastique, tandis que Chantal Biya, influente et proche des cercles du pouvoir, défend ses propres intérêts et ceux de son clan.
Les deux camps tentent de verrouiller l’accès au palais et de s’attirer les faveurs des barons du régime. Franck Biya s’appuie sur un réseau de fidèles, notamment au sein de l’administration et de l’armée, tandis que Chantal Biya, forte de ses relations dans les milieux d’affaires et diplomatiques, cherche à imposer son propre agenda.
Cette guerre de succession, qui se joue dans l’ombre, fragilise un peu plus un système politique déjà miné par les luttes internes. L’issue de ce duel pourrait déterminer l’avenir du Cameroun pour les années à venir.