Tchad : dialogue en cours pour résoudre les tensions entre justice et sécurité
N’Djamena — Une rencontre officielle a permis d’aborder les malentendus récents entre les magistrats et le ministre de la Sécurité publique. L’objectif : rétablir un climat de confiance mutuelle et clarifier les positions de chacun.
Une réunion sous le signe du dialogue institutionnel
Une réunion s’est tenue au ministère de la Justice à N’Djamena pour apaiser les tensions nées des déclarations du ministre de la Sécurité publique. Plusieurs hauts responsables, dont la ministre de la Justice Ndolenodji Alixe Naimbaye et le ministre de la Sécurité publique Ali Ahmat Aghabache, ont participé à cette discussion constructive.
La ministre de la Justice a insisté sur l’importance de préserver le dialogue entre les institutions et de maintenir un climat de sérénité. De son côté, le ministre de la Sécurité publique a expliqué que ses propos, tenus lors d’une réunion sur l’occupation du domaine public, avaient été mal interprétés en raison de montages vidéo. Il a catégoriquement démenti toute volonté de critiquer le système judiciaire et a présenté ses regrets pour la diffusion erronée de ses déclarations.
Les syndicats de magistrats saluent les excuses
Les représentants syndicaux ont exprimé leurs inquiétudes quant aux propos tenus, les jugeant comme une possible atteinte à l’indépendance de la magistrature. Malgré cela, ils ont reconnu la valeur des excuses présentées par le gouvernement et le ministre, tout en demandant des éclaircissements sur certaines formulations jugées ambiguës.
Le ministre a reconnu que ses déclarations pouvaient prêter à confusion et s’est engagé à publier des excuses officielles et précises. Le Premier Président de la Cour Suprême a, quant à lui, encouragé le dialogue institutionnel afin de préserver la stabilité et la confiance dans le système judiciaire tchadien.
Vers un communiqué commun pour clore le différend
Les participants ont convenu de finaliser une lettre d’excuses claire et de publier un communiqué conjoint pour expliquer les mesures d’apaisement mises en place. Cette réunion s’est conclue dans une atmosphère nettement apaisée, marquant une étape positive dans la résolution de ce différend institutionnel.