Il y a tout juste un an, un accord de paix négocié sous l’égide de Donald Trump tentait de sceller une trêve entre la République démocratique du Congo et le Rwanda. Aujourd’hui, le constat est amer : la rébellion du M23 contrôle Goma, la capitale provinciale du Nord-Kivu. L’image d’un soldat du M23 arpentant les rues de la ville, le 6 février 2026, illustre l’échec relatif de cette médiation.
L’annonce de l’accord, saluée à l’époque par Washington, Kigali et Kinshasa, avait suscité l’espoir d’une désescalade dans l’est de la RDC. Mais les promesses de cessez-le-feu et de retrait des troupes rwandaises n’ont pas tenu face aux dynamiques locales. Le groupe armé, soutenu selon plusieurs sources par le Rwanda, a poursuivi sa progression jusqu’à prendre Goma, une ville clé pour l’économie régionale.
Un an après, les populations civiles paient le prix fort : déplacements massifs, pénuries et violences persistent. Les négociations de paix, bien qu’officiellement toujours en cours, semblent avoir perdu leur élan. Félix Tshisekedi et Paul Kagame, les deux présidents, peinent à renouer le dialogue. L’administration américaine, elle, paraît moins investie qu’au début du mandat de Trump.
Le bilan de cet accord est donc mitigé. Si la médiation a permis une pause dans les combats pendant quelques mois, elle n’a pas résolu les racines du conflit : la question des réfugiés, la présence des FDLR, et la compétition pour les ressources minières. La prise de Goma marque un tournant inquiétant pour la région des Grands Lacs.