Le président Bassirou Diomaye Faye se retrouve au cœur d’une passe d’armes publique avec Ousmane Sonko, président de l’Assemblée nationale. Dans un communiqué sans équivoque, la Coalition présidentielle Diomaye a dénoncé, ce week-end, les attaques répétées de Sonko, les qualifiant de déstabilisatrices et contraires à l’éthique politique.
Lors d’un rassemblement politique à Mbacké, Ousmane Sonko, figure du Pastef, avait vivement critiqué l’action gouvernementale. Une intervention qui a provoqué une réaction immédiate du camp présidentiel. La Coalition Diomaye a ainsi publié un communiqué officiel, marquant une rupture nette avec les propos tenus par l’opposant.
Une réponse musclée à des déclarations jugées inacceptables
Le texte publié par la coalition présidentielle ne mâche pas ses mots. Les signataires y expriment leur « indignation » la plus vive face aux critiques formulées par Sonko. Selon eux, ces attaques relèvent d’une « rhétorique de confrontation permanente », incompatible avec les valeurs de dialogue et de responsabilité attendues d’un responsable politique.
La coalition reproche à Ousmane Sonko de s’en prendre directement au chef de l’État, Bassirou Diomaye Faye, par des « attaques personnelles déguisées ». Une stratégie, selon leurs termes, qui « porte atteinte à la dignité des institutions » et « déshonore sa fonction » de président de l’Assemblée nationale.
Diomaye Faye, un président à l’écoute des citoyens
Face à cette escalade verbale, la Coalition Diomaye défend une image diamétralement opposée du chef de l’État. Bassirou Diomaye Faye y est décrit comme un dirigeant modéré, méthodique et tourné vers l’intérêt général. Le communiqué souligne son engagement en faveur de « la sérénité, l’ouverture et la responsabilité », des qualités mises en avant pour justifier son action politique.
L’alliance présidentielle réaffirme son soutien inconditionnel au président, insistant sur son rôle central dans la réussite du projet de transformation nationale. Une vision que la coalition présente comme un rempart contre les tensions politiques et un gage de stabilité pour le pays.
Une crise politique qui s’envenime
Cette polémique survient à un moment où les tensions entre le pouvoir et l’opposition s’intensifient. Ousmane Sonko, bien que membre fondateur du Pastef, a pris ses distances avec la majorité présidentielle après la victoire de Bassirou Diomaye Faye. Son rôle au sein des institutions est désormais au cœur des débats, certains y voyant une source de blocages, d’autres une opposition légitime.
La Coalition Diomaye, quant à elle, reste ferme dans sa condamnation des méthodes de Sonko. Le communiqué insiste sur la nécessité de préserver la cohésion nationale et de « garantir la quiétude des citoyens », loin des querelles stériles.