Une stratégie politique risquée pour le gouvernement sénégalais
Les spéculations autour d’une possible dissolution de l’Assemblée nationale empoisonnent le climat politique au Sénégal. Lors d’un rassemblement de Pastef organisé ce samedi à Linguère, Ousmane Sonko n’a pas caché son intention de contrer cette éventualité, tout en mettant en garde le président Bassirou Diomaye Faye.
Le leader du parti d’opposition estime qu’une telle décision, suivie d’élections législatives anticipées, ne profiterait en rien à la majorité présidentielle. Au contraire, il affirme que son mouvement en sortirait renforcé, avec une victoire écrasante à la clé.
Un scénario électoral qui favoriserait Pastef
Ousmane Sonko a martelé son analyse avec assurance : « S’il organise des élections locales, nous le battrons. S’il dissout l’Assemblée, là, ce sera pire pour lui. Et c’est d’ailleurs ce que nous préférons. Car nous le battrons à plate couture. »
Le président de Pastef va même plus loin en évoquant un possible effondrement du pouvoir en place après une défaite électorale. Selon lui, le chef de l’État pourrait même envisager de quitter ses fonctions avant 2029.
« Après, je crains même qu’il ne jette l’éponge avant 2029 », a-t-il lancé.
Appel à la prudence pour éviter les pièges politiques
Au-delà des projections électorales, Ousmane Sonko a appelé ses partisans à la vigilance. Il les a exhortés à ne pas céder aux provocations, redoutant des manœuvres destinées à discréditer Pastef.
« J’appelle les gens à la vigilance et au calme. Car ils sont en train de voir comment provoquer Pastef pour que les jeunes réagissent, afin qu’ils dissolvent le parti et retirent le récépissé », a-t-il souligné.
Pour le leader de l’opposition, la clé de la réussite réside dans la capacité de ses militants à rester unis et disciplinés. Dans ces conditions, il présente les prochaines élections comme une « simple promenade de santé » pour son camp.