Le Japon renforce son rôle clé dans le développement du Cameroun en injectant plus de 646 millions de dollars depuis 2006. Ce chiffre, révélé lors d’une rencontre officielle à Yaoundé entre le ministre Alamine Ousmane Mey et le vice-président de la JICA, Ando Naoki, célèbre deux décennies d’engagement japonais dans le pays. L’événement, organisé en août 2026, marque un jalon important pour une coopération bilatérale en pleine expansion.
L’aide japonaise se structure autour d’une palette variée d’outils financiers. Les 646 millions de dollars se répartissent entre dons, prêts concessionnels et coopération technique. Les dons financent des infrastructures sociales essentielles : écoles, centres de santé et équipements collectifs. Les prêts, assortis de taux avantageux et de délais de remboursement étendus, ciblent des projets d’envergure. La coopération technique complète ce dispositif par l’envoi d’experts, des formations, des transferts de savoir-faire et le déploiement de volontaires.
Des infrastructures et des compétences pour un développement durable
Les réalisations concrètes de la JICA illustrent la diversité de ses actions. Les dons ont permis la construction de plus de 120 établissements scolaires et 1 500 salles de classe, tandis que les prêts ont soutenu des projets structurants comme la route Mintom-Lele, développée en partenariat avec la Banque africaine de développement (BAD). Cet axe routier améliore le corridor Yaoundé-Brazzaville, vital pour les échanges régionaux.
La coopération technique a également marqué des points forts : formation de 36 000 riziculteurs pour booster la sécurité alimentaire, accompagnement de 1 500 entreprises via la méthode Kaizen, et renforcement des compétences dans divers secteurs. Ces initiatives témoignent d’une approche holistique, alliant infrastructures et capital humain.
Un partenariat tourné vers l’avenir
Les discussions lors de la rencontre de Yaoundé ont porté sur les perspectives d’approfondissement de cette collaboration. Les secteurs prioritaires identifiés incluent l’agriculture, la pêche, l’éducation, les infrastructures, l’environnement, la formation professionnelle et l’amélioration de la compétitivité des entreprises. Ces axes s’alignent parfaitement sur la Stratégie nationale de développement 2020-2030 (SND30), confirmant une vision partagée.
Dès mai 2026, la JICA a lancé un projet innovant dédié à la restauration des paysages de savane et de forêt par l’agroforesterie. Cette initiative reflète une évolution notable : l’intégration croissante des enjeux climatiques et de la gestion durable des ressources naturelles, tout en maintenant un soutien constant aux infrastructures et au renforcement des capacités.