Ousmane sonko dénonce l’absence de dialogue avec le président diomaye faye

Une sortie médiatique révélatrice des tensions au sommet de l’État

Le leader du mouvement Pastef, Ousmane Sonko, a rompu le silence depuis son départ du gouvernement et la constitution d’une nouvelle équipe ministérielle dépourvue de représentants de son parti. Lors d’une conférence de presse, il a livré des propos sans équivoque, pointant du doigt les méthodes de gouvernance du président Bassirou Diomaye Faye, sans pour autant remettre en cause la relation personnelle entre les deux hommes.

Le fondateur du Pastef a surtout déploré une communication rompue avec le chef de l’État, soulignant une divergence dans l’approche politique actuelle.

« Le Président a refusé tout échange direct avec moi, alors qu’il s’entretient régulièrement avec d’autres acteurs », a-t-il expliqué, sous-entendant un déséquilibre dans les priorités du pouvoir exécutif.

Des désaccords politiques, pas une rupture personnelle

En revenant sur l’historique des relations entre son parti et le président, Ousmane Sonko a rappelé la longue collaboration qui les a unis. « Manilén bou kenn dem, na Président nek si cotém, niou nek sunu côté » (Nous avons marché ensemble, le Président a pris un autre chemin, mais nous restons du même côté), a-t-il déclaré avec fermeté.

Malgré les critiques, il a tenu à préciser que les tensions actuelles ne dégénéraient pas en affrontement direct, insistant sur le respect mutuel qui persiste entre les deux figures.

« Nous ne nous sommes jamais adressé la parole de manière agressive en face à face », a-t-il rassuré, tout en soulignant que l’opposition cherchait à exploiter ces divergences pour semer le trouble.

L’opposition des réalités quotidiennes aux querelles politiques

Dans un discours mêlant lucidité et appel à l’unité, le leader du Pastef a recentré le débat sur les enjeux concrets qui touchent la population malienne. « Les adversaires du président Diomaye ne sont pas nos alliés politiques, mais bien la flambée des prix, les difficultés de transport et les défis du quotidien des citoyens », a-t-il insisté.

Il a ainsi appelé à dépasser les clivages partisans pour se concentrer sur les priorités nationales, tout en rappelant que son mouvement ne se plaçait pas en opposition systématique au gouvernement.

Un gouvernement recomposé, des questions qui persistent

Ces déclarations surviennent alors que le gouvernement malien vient d’être remanié, sans que le Pastef y soit associé. Elles alimentent les interrogations sur la solidité des alliances au sommet de l’État et sur l’avenir des relations entre Ousmane Sonko, son parti et le président Bassirou Diomaye Faye.

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