L’année 2025 s’inscrit comme une période de transformation radicale pour le secteur médical au Burkina Faso. Malgré un environnement complexe marqué par des enjeux économiques et sécuritaires, le pays a concrétisé des projets d’envergure, améliorant tant l’offre de soins spécialisés que l’accessibilité financière pour les populations.
Une première médicale : la transplantation rénale
Pour la toute première fois, le Burkina Faso a réalisé avec succès une greffe de rein sur son territoire. Cette prouesse technique a été accomplie au Centre hospitalier universitaire (CHU) de Tengandogo, grâce à une collaboration étroite entre des experts burkinabè et turcs.
Ce tournant dans l’histoire de la médecine nationale permet de répondre plus efficacement à l’insuffisance rénale et de limiter drastiquement le recours aux évacuations sanitaires coûteuses vers l’étranger.
L’essor de la chirurgie spécialisée en région
La montée en compétence des équipes médicales s’est également illustrée à Kaya, dans la zone du Kuilsé. Une opération complexe visant à retirer une tumeur cérébrale a été menée par le neurochirurgien Dr Lassané Taoko, épaulé par l’anesthésiste-réanimateur Dr Fabrice Lompo. Ce succès témoigne de la décentralisation progressive des soins de haute technicité.
Modernisation des infrastructures sanitaires
Le maillage hospitalier s’est renforcé avec l’ouverture officielle du CHU de Pala, une structure moderne dotée de technologies de pointe. Parallèlement, les patients de la région du Djôrô bénéficient désormais d’un nouveau centre d’hémodialyse situé à Gaoua, facilitant la prise en charge de proximité pour les malades chroniques.
Une baisse historique des tarifs médicaux
Afin de lever les barrières financières, des réformes tarifaires majeures ont été appliquées dans les établissements publics :
- Scanner : réduction de 50 %, passant de 50 000 FCFA à 25 000 FCFA.
- IRM : baisse de 60 %, le coût tombant de 100 000 FCFA à 40 000 FCFA.
- Hémodialyse : suppression totale de la caution de 500 000 FCFA.
Ces mesures sociales visent à encourager le diagnostic précoce et à soulager le budget des ménages face aux pathologies lourdes.
Prévention et réformes structurelles
En matière de santé publique, la lutte contre le paludisme a franchi un cap avec une campagne de chimio-prévention réussie auprès des jeunes enfants de 3 à 59 mois. De plus, le gouvernement a accentué ses efforts sur la réduction de la mortalité maternelle et néonatale par un suivi rigoureux des décès évitables.
L’année a aussi été marquée par l’accélération de la digitalisation des services communautaires et un renforcement de la législation contre le tabagisme. En somme, 2025 jette les bases d’un système de santé burkinabè plus robuste, équitable et résilient.