Gaya, juin 2026 — La commune urbaine de Gaya a officiellement lancé, ce vendredi matin, les travaux de réhabilitation de cinq cents hectares de terres pastorales dégradées. Ce projet, financé par le Projet Intégré de Développement Urbain et de Résilience Multisectorielle (PIDUREM), marque une étape clé pour la région de Dosso. Deux sites pilotes, l’un à Gaya et l’autre à Tara, ont été choisis pour symboliser le début de cette initiative majeure.
Dès l’aube, le préfet du département de Gaya a officié lors de la cérémonie d’inauguration. Après avoir effectué les premiers coups de pioche symboliques, il a cédé la parole aux autorités locales et partenaires. L’administrateur délégué de la commune, le secrétaire général de la préfecture, le représentant du chef de canton et le coordonnateur régional du PIDUREM figuraient parmi les personnalités présentes. Étaient également conviés le Directeur régional adjoint de l’Environnement de Dosso, le directeur départemental de l’Environnement, les représentants des dix ONG partenaires, ainsi que le chef du village de Tara et une partie de la population locale.

Un engagement concret pour la restauration des parcours pastoraux
Ce projet d’envergure, soutenu par le PIDUREM, a pour objectif principal la restauration de parcelles pastorales fortement dégradées. Les aménagements prévus incluent des mesures de reboisement, des dispositifs anti-érosion (hydrique et éolienne), la construction de structures de contournement et la réhabilitation des pistes d’accès. Ces travaux permettront d’améliorer la capacité d’accueil des terrains pour le bétail, tout en protégeant les sols contre l’érosion et en sécurisant les parcours.

Soutien à la résilience et retombées économiques pour les communautés locales
Ce projet s’inscrit dans une démarche globale visant à renforcer la résilience des populations face aux défis climatiques. Le coordonnateur régional du PIDUREM a souligné que ces travaux généreraient des emplois temporaires pour les riverains, offrant ainsi des opportunités économiques immédiates. En parallèle, cette initiative s’ajoute à une série d’actions menées dans la région pour préserver les ressources naturelles, renforcer la sécurité alimentaire et atténuer les tensions entre agriculteurs et éleveurs.
Un suivi technique et environnemental rigoureux sera mis en place pour évaluer l’efficacité des aménagements. Les résultats permettront d’ajuster les pratiques et d’assurer la durabilité des interventions.

Des bénéfices directs pour les éleveurs et un accompagnement durable
Les ménages pastoraux et les éleveurs des villages voisins sont les principaux bénéficiaires de ce projet. Leurs parcours, aujourd’hui dégradés, seront restaurés et sécurisés, offrant ainsi des conditions favorables à l’exercice de leur activité. Les dix ONG partenaires impliquées dans le projet joueront un rôle central dans la sensibilisation des populations à une gestion durable des terres. Elles assureront également l’entretien des aménagements une fois ceux-ci réalisés.
Les travaux ont commencé sans délai, avec une première phase d’aménagement et de plantations prévue dans les prochaines semaines. Des évaluations régulières et des rapports d’avancement seront établis pour garantir la transparence et conditionner les prochaines phases de financement.